Les membres de la commission du dialogue avec Copag ont déploré l’attitude de la coopérative qui n’a pas honoré ses engagements précédents concernant la mise une place d’une station pour évacuer les eaux usées de son site de production et mettre un terme à la pollution qui en découle.
La commission du dialogue avait tenu une réunion avec les responsables de Copag et les autorités locales de Aït Iazza pour évaluer les travaux d’avancement de ladite station après l’expiration du délai que la coopérative avait demandé.
Un membre de la commission du dialogue a affirmé que la coopérative n’a pas honoré ses engagements notamment en ce qui concerne les mauvaises odeurs et le déversement des eaux usées.
Le même membre a déploré l’attitude négative du pacha d’Aït Iazza qui supervise les rounds de dialogue entre les représentants de la société civile, les responsables de Copag et le conseil communal d’Aït Iazza.
Et d’appeler le conseil communal à adopter une position claire vis-à-vis de Copag qui continue à polluer l’environnement, faisant remarquer que des gaz non identifiés proviennent de la station d’incinération de la coopérative.
Face à cette situation, des voix commencent à s’élever appelant au boycott des produits de Copag pour l’obliger à honorer ses engagement et adapter sa production aux exigences et normes environnementales. Les internautes ont lancés également un hashtag pour boycotter les produits de la coopérative.
Du côté de la société civile, une campagne de de collecte des signatures a été lancées au niveau de la province de Taroudant pour obliger les responsables de Copag à agir et mettre un terme au déversement des eaux usées dans la nature à même d’engendrer une catastrophe environnementale à Aït Iazza.
Il est à noter que la capacité de l’actuelle station de traitement des eaux usées est inférieure aux quantités de eaux déversées aujourd’hui en raison du développement de la production de Copag ce qui explique le recours des responsables de la coopérative au déversement de ces eaux directement dans des oueds avoisinants dans une transgression flagrante des lois et normes environnementales.
Un constat confirmé par des rapports officiels qui affirment que la station actuelle, mise en place il y a 15 ans, est devenue dépassée et ne peut contenir le volume des eaux usées déversées quotidiennement par le site de production de la coopérative.