De la chute du PIB aux scénarios quasi-apocalyptiques, voici un florilège des avertissements les plus musclés contre une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne:
– « Dehors c’est dehors » –
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a averti à la veille du référendum qu’il n’y aurait « en aucune sorte de nouvelle négociation » avec Londres à l’issue du scrutin. « Dehors c’est dehors », a-t-il martelé.
– « La fin de la civilisation occidentale » –
Donald Tusk, le président du Conseil européen, a dit craindre des répercussions philosophiques d’un Brexit pour l’ensemble de l’Occident.
« En tant qu’historien, je crains qu’un Brexit puisse marquer non seulement le début de la destruction de l’UE mais aussi de la civilisation occidentale », a-t-il déclaré.
– « 30 secondes » pour Cameron? –
Le Premier ministre britannique David Cameron a pris un risque énorme en donnant le feu vert en 2013 à ce référendum sur lequel se déchire son parti conservateur.
Après le scrutin jeudi soir, plus de 80 députés de son parti ayant fait campagne pour le Brexit lui ont demandé de rester en poste quel que soit le résultat du scrutin. Mais pour l’ancien ministre conservateur de la Justice Ken Clarke, ce n’est que poudre aux yeux: « Le Premier ministre ne pourra pas se maintenir plus de 30 secondes s’il perd le référendum », a-t-il pronostiqué en amont du vote.
– « Répercussions économiques » mondiales –
La présidente de la banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen a prévenu cette semaine de « répercussions économiques importantes » aux Etats-Unis en cas de Brexit.
Un vote en faveur du Brexit pourrait initier « une période de volatilité sur les marchés financiers qui pourrait avoir un impact négatif sur les conditions financières et sur les perspectives économiques américaines », a-t-elle averti lors de son audition bi-annuelle devant une commission du Congrès.
De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) prévient d’un « risque important pour l’économie mondiale ». Les grands argentiers du G7 craignent un « choc ».
Selon une étude présentée en mai par le Trésor britannique, quitter l’Union européenne provoquerait un « choc immédiat et violent » à la Grande-Bretagne et affecterait sa croissance économique.
L’analyse prévoit deux scénarios si les électeurs choisissaient le Brexit: un « scénario choc » qui verrait le produit national brut perdre 3,6% par rapport à sa prévision à deux ans, et un « scénario de choc violent » où la perte serait de 6%.
– Renégocier les traités commerciaux –
« Quasiment tout le commerce britannique (avec le reste du monde) devrait d’une manière ou d’une autre être négocié », en cas de Brexit, a déclaré le mois dernier au Financial Times, le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo.
Selon lui, Londres ne serait pas autorisé à faire un « copier coller » des accords existants entre l’Union européenne et ses partenaires commerciaux.
– Un « Vendredi noir » –
Le milliardaire américain George Soros a mis en garde cette semaine contre un possible « vendredi noir » en cas de Brexit, anticipant une chute d’au moins 15% de la valeur de la livre sterling.
Vendredi, dans la nuit, alors que le Brexit était en légère avance dans les résultats, la livre sterling reculait à son plus bas niveau depuis 1985 face au billet vert selon les annales de l’agence financière Bloomberg.
AFP
