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Bnate Lalla Menana (3ème partie) Une continuité époustouflante

Saoudi El Amalki

Réalisée par Chawki El Oufir, la troisième partie de la série à succès « Bnate Lalla Mennana » de ce mois de Ramadsn, réunit une flopée d’artistes dont Nora Skalli, Samia Akeriou, Saâdia Azegoun, Saâdia Ladib, Hind Essaâdidi, Narjiss El Hallak, Hassna Tamtaoui, Abdallah Didane, Yassine Ahjame et une pléiade de jeunes en herbe. Dés le début de sa diffusion sur la chaîne d’Aïn Sebaâ, « Bnat lalla Menana » séduit à profusion un large public, collé au petit écran, juste après la rupture du jerûne. Les actrices, issues en bonne partie de l’ISADAC, (l’institut supérieur de l’art dramatique et d’animation culturelle), brillent par leurs rôles, magistralement interprétés, sur un beau texte choisi de manière soigneusement raffinée…

La série est vraiment exquise sur toute la ligne : acteurs, choix de ville, décors et paysages. Dans un cadre typiquement marocain, avec une série prolifique d’intrigues, « Bnat Lalla Mennana », inspirée de la fameuse œuvre de (la maison de Bernarda Alba) du célèbre dramaturge espagnol, Federico Garcia Lorca, se déploie le dessein de famille en détresse, sous la houlette d’une mère conservatrice, autoritaire mais généreuse. Cas que vivent nombre de femmes. Tous ces artistes de de haute qualité dramatique font de la série, de loin, un réel chef d’œuvre, bien meilleure que ce que l’on a l’habitude de voir sur nos chaines marocaines…

Les séquences de la série se déroulent au nord du Maroc, précisément à Chechaouen, l’une des plus prisées villes du royaume où vit une famille, sous l’autorité d’une mère possessive qui veut les mettre à l’abri de l’homme, mais se confronte au désir de sa progéniture féminine à former son foyer et voler de ses propres ailes et chercher sa liberté. Quoique simpliste, l’idé de la série paraît originale car il met le point sur des problèmes absolument socioculturels dans notre pays…

Elle traite les obstacles de la gente féminine dans un milieu conservateur, contrarié par les tabous et les médisances de la société. Il importe de dire que cette série dont la troisième partie s’avère d’une sublimité avérée, excelle par l’authenticité du jeu, la fluorescence de l’espace scénique et le raffinement mirifique de l’interprétation par des virtuoses cheminées de l’art cher à Molière. En vérité, (Bnat lalla Mennana) est sans doute, tout ce qu’il y a de mieux dans cette programmation nationale de Ramada. Très honnêtement , « Bnat Lalla Mennana » est un magnum opus de haute facture production de l’audiovisuel respectant à merveille les mesures techniques, artistiques et esthétiques de domaine. Le vert et le bleu, deux nuances ont marqué l’image ce qui a donné une teinte magique avec la franchise du jeu d’acteur, la dramaturgie du scénario, la puissance du décor et l’originalité de l’idée qui incarne bien le Maroc du nord, avec ses parures vestimentaires, son dialecte et son attitude nordiques. En tous cas, il faut bien reconnaître que pour la saison en cours comme tant d’autres, on a été sous encore une fois de plus sous le charme d’une œuvre mirobolante intitulée « Bnate Lalla Mennana » …

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