« En remportant la présidentielle américaine, Donald Trump a tenu à réécrire un nouvel acte du rêve américain et à ressusciter le cowboy », écrit Abdellah Boussouf, le secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger.
« La victoire surprise de Trump a bouleversé les notions classiques de la vie politique américaine, notamment le rôle des mass-médias qui se sont acharnés sur la candidat républicain au point de la diaboliser », estime M. Boussouf qui affirme qu’ Hillary Clinton n’a pas été la seule perdante, mais aussi les instituts de sondage, la machine médiatique et les différents acteurs qui influencent l’opinon publique, qui ont vendu la « peau » de Trump avant de l’avoir entièrement « démoli ».
Le parti démocrate fait également partie du contingent perdant étant donné qu’il n’a pas pu défendre sa candidate face aux attaques du populiste républicain. Une candidate mise à mal par de nombreuses révélations concernant, notamment ses connexions avec les institutions financières et les banques et le financement de la « Fondation Clinton », au moment où son adversaire a su esquiver ses attaques sur l’évasion fiscale et ses nombreux mariages et les ériger même en angles d’attaque lors de sa campagne en optant pour un discours franc et direct, souligne le SG du CCME.
Le milliardaire, qui a choisi le slogan « Rendre l’Amérique grande à nouveau », s’est adressé aux électeurs instantanément et sans céder aux pressions ni aux tactiques, abordant les thèmes sensibles afférents à l’immigration, au terrorisme, à ses relations avec le Pape, au climat et à l’énergie…, souligne M. Boussouf notant qu’en insistant sur ses propos, Trump savait qu’ils touchaient les américains, surtout en tablant sur une communication via les réseaux sociaux et les médias alternatifs au moment où les médias classiques ont choisi de se rallier à sa rivale.
Et de préciser que la « Méthode Trump » sera appliquée à tous les dossiers : de la Russie au Proche Orient.
Aux yeux de M. Boussouf, le penchant de Donald Trump pour le livre d’Erish Maria « À l’Ouest, rien de nouveau », montre qu’on est en face d’un homme de dialogue, voire même un homme rêveur !
Ce roman pacifiste, réaliste et bouleversant, qui connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant, reste l’un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre.
