Quelque 53 décès pouvant être liés à la fièvre jaune ont été enregistrés dans l’Etat brésilien du Minas Gerais (sud-est), ont annoncé, mardi, les autorités sanitaires.
Selon le dernier bilan épidémiologique du secrétariat de la santé du Minas Gerais, le nombre de décès suspects est passé de 47 à 53, dont 22 décès probablement liés à la fièvre jaune, tandis que le nombre des cas suspects est passé de 152 à 184 en moins de 24 heures.
La plupart des cas sont concentrés dans la région de Rio Doce, qui a subi une coulée de boue toxique en 2015 suite à l’effondrement de deux barrages miniers, à Macuri et dans les zones couvertes par les forêts.
En raison de la multiplication rapide de cas d’infection, le secrétariat de la santé de l’Etat a demandé au ministère de la Santé, l’envoi de plus de 2 millions de doses de vaccin contre la fièvre jaune. A ce jour, l’Etat du Minas Gerais a reçu environ 1,5 million de doses, dont 957.000 ont été livrées lundi.
La semaine dernière, le gouverneur de l’Etat, Fernando Pimentel, avait décrété l’état d’urgence sanitaire dans trois régions, qui englobent 152 villes, afin d’y faciliter l’accès aux services médicaux.
Transmise par les moustiques femelles infectées, la fièvre jaune est une maladie virale aiguë qui peut tuer une victime en moins d’une semaine si celle-ci n’est pas traitée à temps.
La dernière flambée de fièvre jaune en zone urbaine au Brésil remonte à 1942.
