Politique

Chambres professionnelles : Défis et enjeux d’un scrutin d’une conjoncture particulière

Les élections des membres des Chambres professionnelles, prévues ce vendredi, portent une multitude d’enjeux et de défis gravitant essentiellement autour du renforcement du rôle de ces instances dans l’accompagnement du développement économique et la promotion professionnelle dans le Royaume.

Ces échéances, en perspective desquelles 12.383 candidatures ont été déposées pour pourvoir 2.230 sièges, devraient asseoir une nouvelle vision propre à faire de ces entités un véritable levier d’investissement et un partenaire au service de l’intérêt général en matière de développement économique, de par leur statut d’interlocuteur direct des autorités publiques, des services administratifs et des collectivités territoriales dans les secteurs du commerce, de l’industrie et des services.

De ce fait, l’enjeu inhérent à ce scrutin se rapporte intrinsèquement à leur mise à niveau pour qu’ils puissent s’acquitter de leur rôle économique d’incitation à l’investissement, à la production de la richesse et à la création d’emplois et contribuer, somme toute, à la réalisation de projets d’investissement sur les plans régional et national. S’y ajoute l’accomplissement d’une mission de premier plan, celle de la médiation professionnelle.

A ce propos, l’académicien et politologue Mohamed Boudden a relevé que l’élection des membres des Chambres professionnelles est une étape « importante » pour faire connaître le rôle que jouent ces entités ainsi que leur contribution aux démarches décisionnelles liées au développement de l’économie locale, régionale et nationale.

Dans une déclaration , il a souligné que « l’activation des réformes et la mise à profit des potentialités offertes par le projet de loi relatif aux Chambres professionnelles restent suspendues à l’élection de conseils assurant des rôles organisationnels et représentatifs en mesure de contribuer à la prise de décision liée au développement et à la réalisation de la convergence avec les différents intervenants sur les plans local et national ».

Concernant les enjeux des prochaines échéances, le premier, a-t-il analysé, est d’ordre éminemment démocratique car ayant trait au choix démocratique comme constante constitutionnelle au niveau de ces Chambres professionnelles.

Un autre enjeu se rapporte au développement car les Chambres professionnelles assurent un rôle en matière d’amélioration du climat des affaires de même qu’elles ont des attributions relatives à la création et à la gestion des institutions, des services et des différents chantiers d’intérêt public.

Le troisième enjeu, relève-t-il, a trait aux résultats de l’élection qui donneront lieu à une instance devant choisir les représentants des Chambres professionnelles à la Chambre des conseillers, en plus des membres qui vont les représenter au sein des Conseils de gouvernances, tel le Conseil économique, social et environnemental.

Pour ce qui est du contexte électoral, l’académicien a fait observer qu’il est piqueté de nouveautés et d’opportunités, particulièrement après le lancement par SM le Roi Mohammed VI d’un plan de relance économique et de soutien aux petites et moyennes entreprises, outre la création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement et les incidences de la pandémie de covid-19 sur plusieurs secteurs et métiers.

L’élection des membres des Chambres professionnelles est une étape préparatoire et une antichambre des scrutins communal, régional et législatif, a noté M. Boudden, ajoutant que les indicateurs et curseurs qui en découleraient feront certes l’objet d’une analyse politique mais l’enjeu cardinal demeure foncièrement démocratique, organisationnel et représentatif.

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