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Chronologie des fusillades les plus meurtrières aux Etats-Unis

Un homme armé d’un fusil d’assaut et d’une arme de poing a tué 50 personnes dimanche matin dans une discothèque fréquentée par des homosexuels à Orlando en Floride, tuerie de masse la plus meurtrière de ce genre dans l’histoire des Etats-Unis.

L’assaillant a été identifié comme étant Omar S. Mateen, 29 ans, un Américain habitant en Floride et fils d’immigrés afghans. Il a été abattu par la police.

L’Etat islamique a revendiqué la tuerie, qui a fait également 53 blessés, mais des responsables américains ont dit ne pas avoir de preuve concluantes liant le groupe sunnite fondamentaliste au massacre d’Orlando. Les autorités essaient de déterminer si Omar Mateen s’est inspiré de l’EI ou si son acte était commandité.

CHRONOLOGIE des tueries de masse les plus meurtrières dans l’histoire récente des Etats-Unis.

Le 20 avril 1999, deux adolescents lourdement armés sèment la mort dans le lycée Columbine de Littleton, dans le Colorado, tuant 13 lycéens, professeurs et membres du personnel administratif avant de se donner la mort.

Le 29 juillet 1999, un homme tue neuf personnes dans deux sociétés de courtage d’Atlanta, en Georgie, après avoir tué sa femme et leurs deux enfants. Il se suicide cinq heures plus tard.

En octobre 2002, John Muhammad et Lee Malvo tirent au hasard de leurs pérégrinations dans Washington DC pendant plusieurs jours. Le bilan total est de dix morts.

Le 16 avril 2007, sur le campus de l’université de Virginia Tech, à Blacksburg, en Virginie, un étudiant sud-coréen tue 32 personnes avant de se suicider. C’était jusqu’à dimanche la tuerie la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis en temps de paix.

Le 5 novembre 2009, un psychiatre de l’armée américaine, le commandant Nidal Malik Hasan, fait treize morts sur la base militaire de Fort-Hood, au Texas.

Le 8 janvier 2011, à Tucson, un déséquilibré ouvre le feu en plein meeting électoral de Gabrielle Giffords, élue démocrate de l’Arizona au Congrès. Six personnes sont tuées et treize autres blessées, dont la députée.

Le 5 août 2012, six personnes sont tuées lors d’un office dans un temple sikh d’Oak Creek, dans le Wisconsin. Le tireur, Wade Michael Page, suprémaciste blanc, est blessé par la police sur le parking du temple et met fin à ses jours.

Le 20 juillet 2012, James Holmes ouvre le feu dans un cinéma d’Aurora, dans la banlieue de Denver, Colorado, durant une projection d’un film de la série des Batman. Il tue douze spectateurs et en blesse 58 autres.

Le 14 décembre 2012, une fusillade se produit à l’école élémentaire Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut. Vingt-six personnes, dont 20 enfants, sont tuées. Le corps de l’auteur présumé est également découvert dans le bâtiment.

Le 17 juin 2015, un jeune suprémaciste blanc, Dylann Roof, ouvre le feu dans une église fréquentée par la communauté afro-américaine à Charleston, en Caroline du Sud. Il tue neuf personnes.

Le 1er octobre 2015, une fusillade fait dix morts et sept blessés sur le campus de l’Umpqua Community College de Roseburg, dans l’Oregon.

Le 2 décembre 2015 à San Bernardino, en Californie, Syed Rizwan Farook et son épouse, Tashfeen Malik, tous deux de confession musulmane, font feu dans un centre social et tuent 14 personnes avant d’être abattus par la police au terme d’une course-poursuite. Le groupe djihadiste Etat islamique attribue l’attaque à deux de ses « partisans ».

Les attentats commis par des extrémistes radicalisés sur le territoire américain figurent parmi les principales menaces à la sécurité des Etats-Unis en 2016, avec les dangers représentés par le groupe Etat islamique à l’étranger et le cyberterrorisme, estime début février le directeur du Renseignement national américain James Clapper, dans son rapport annuel d’évaluation des risques.

Reuters

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