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Corruption immobilière à Agadir: Des logements touristiques se transforment en bâtiments résidentiels

   Les scandales immobiliers à Agadir, c’est devenu une actualité. Après le tumulte causé par un promoteur immobilier qui voulait s’accaparer un immense terrain au centre-ville en vue de le convertir en des quartiers résidentiels contrairement  au plan d’aménagement, en voilà une autre agitation émanant de la même personne qui a commencé, cette fois-ci, au quartier Fonty connu sous le nom de SONABA, de transformer des projets touristiques en bâtiments résidentiels vendus à des prix élevés, notamment ceux appelés « immeubles l’Hivernage ».

   Cette affaire remonte au temps d’un contrat d’investissement signé entre ce promoteur et la société marocaine d’Ingénierie touristique « SMIT » qui s’engage à lui céder environ 40 hectares pour construire une panoplie d’établissements touristiques, ce qui a bizarrement changé dans la réalité puisque notre homme a enfreint les clauses du cahier des charges en édifiant des rassemblements résidentiels contrairement aux attentes des clients.

   En outre, la zone Fonty est touristique à la base conformément à la loi 61/00. Cependant, ce promoteur a continué son action en vendant  75% de l’édifice résidentiel  avoisinant le quartier « SONABA » sous forme de logements en promettant aux nouveaux propriétaires la réception de leurs titres immobiliers individuels.

   En revanche, et selon un spécialiste, ce lotissement vendu n’est pas soumis à la loi 01/07 qui dicte la mise en œuvre de clauses propres aux séjours immobiliers pour la promotion touristique pour la simple raison que Fonty ne fait pas partie des zones concernées par la loi en vigueur. De surcroît, le conseil municipal d’Agadir a déjà donné son accord pour opérer des changements radicaux au niveau du plan initial de construction d’établissements hôteliers, et donc de transformer ce qui a été convenu en bâtiments résidentiels divisée en appartements soumis au système de la copropriété avec des titres individuels.

   Ces transformations aussi bizarres que diverses amènent à des interrogations sur la part de responsabilité de chaque partie compétente concernée dans cette affaire.

   Rappelons que La SMIT poursuit en justice des investisseurs pour demander la restitution les terrains sujets de litige en raison du non respect des exigences du cahier des charges de « SONABA » alors qu’elle continue de garder le silence contre les agissements de ce bienheureux promoteur.

Jamal Khayr Eddine

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