En Mars dernier, l’enseignement en présentiel s’est arrêté abruptement suite à la décision du ministère de l’Education. Afin de protéger les enfants, ainsi que les familles, l’enseignement public et privé s’est dirigé vers l’enseignement à distance.
Les parents ont du ainsi se muter en professeur durant toute la période de confinement, afin de compléter l’année scolaire des enfants. Une problématique est cependant survenue très rapidement. Quid des écoles privées ainsi que de leurs frais ? De nombreux parents d’élèves ont exprimé leurs frustrations, aux vues des frais réclamés par les écoles privées. Remboursement, système d’enseignement à distance médiocre et manque de communication sont autant de problèmes soulevés par les nombreux parents ayant des enfants inscrits dans ces établissements.
Le ministre de l’Education, Saaid Amzazi, a déclaré que cette rentrée se fera sur une base flexible permettant le présentiel ou l’enseignement à distance. Cette flexibilité ainsi que l’opacité sur une éventuelle fin de cette crise a provoqué le questionnement de nombreux parents d’élèves. « Pourquoi inscrire mon enfant dans une école privée ? Pourquoi payer des frais pour une éducation dont il n’aura peut être pas accès ? « , voila autant de questions dont certains parents ont trouvé la réponse : l’école publique.
S’adapter ou mourir ?
Selon Samir Benmekhlouf, dirigeant de la London Academy de Casablanca : » La polémique vient de parents qui ont senti que durant le confinement, les écoles n’ont pas fait le travail nécessaire. Si aucune éducation n’est proposée, il est tout à fait normal qu’ils se plaignent ». Cependant, « ils avaient été pris de court, maintenant ils ont un délai afin de s’informer sur les différentes écoles, leurs protocoles de sécurité, d’enseignement présentiel et surtout à distance ». Pour Samir Benmekhlouf, les écoles privées suivent les règles classiques du marché, « elles devront s’adapter ou mourir, ainsi une nouvelle concurrence va naitre entre ces établissements, qui seront dans l’obligation de proposer une offre complète et adaptée à ces temps de crise, sous peine de disparaitre ».