Le Maroc a appelé vendredi « à la retenue et à la sagesse » au Gabon, en pleine crise post-électorale après la présidentielle du 27 août, dénonçant « les appels à la violence lancés par certains candidats », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Le Maroc « suit avec attention l’évolution de la situation au Gabon depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle qui a été un moment d’expression démocratique ».
La réélection d’Ali Bongo est contestée par l’ancien cacique du régime devenu opposant Jean Ping, et l’après-scrutin a été marqué par de violentes manifestations qui ont plongé le pays dans une grave crise politique. M. Ping a saisi la Cour constitutionnelle mais a averti que le Gabon connaîtrait « une instabilité durable et profonde » si cette institution ne lui donnait pas raison.
« Les appels à la violence lancés par certains candidats (…) n’ont pas leur place dans un processus démocratique », affirme Rabat, se disant « fortement attaché à la stabilité » du Gabon. De tels appels « ne sont pas compatibles avec l’expression démocratique et le respect de l’Etat de droit (…) ».
Le Royaume appelle à « la retenue et à la sagesse pour préserver la stabilité de ce pays frère et épargner au peuple gabonais les affres de la division ». Et il met en garde: « toute autre issue serait fatale pour le Gabon mais aussi pour la stabilité de l’ensemble de la sous-région ».
