Consolider l’arsenal de bonne gouvernance, un impératif, selon plusieurs partis politiques
Plusieurs membres des instances dirigeantes de partis politiques ont souligné, lundi Agadir, l’importance des étapes franchies par le Maroc dans la consécration de la bonne gouvernance, tout en relevant l’impératif de consolider davantage ce processus dans le cadre de l’édification de la démocratie et de L’État de droit.
Le Maroc a inscrit dans sa constitution la bonne gouvernance et la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, ce qui a donné lieu à la mise en place de plusieurs institutions, autorités et conseils chargés de veiller au respect de ces principes, ont relevé ces acteurs lors d’un débat organisé à l’initiative de la section locale de l’Association marocaine pour la protection des deniers publics.
Dans ce sens, M. Abdellatif Ouahbi, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM), a relevé que la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes trouve toute sa force dans la constitution, notant l’importance du rôle de la justice dans la lutte contre toute forme de manquements à la bonne gouvernance.
MM. Abdellatif Ouammou, membre du bureau politique du parti du progrès et du socialisme (PPS) et Mohamed Amakraz du Parti de la justice et du Développement (PJD) ont souligné, de leur côté, que la bonne gouvernance aussi bien politique qu’économique est indispensable pour garantir l’équité sociale et l’égalité des chances.
Ils ont, en outre, défendu le bilan du gouvernement sortant dans ce domaine, mettant en avant le travail de la Cour des comptes, l’action de la justice pour parer à tout dérapages liés à la lapidation des deniers publics, et la consolidation de l’environnement financier et règlementaire à travers notamment l’amélioration des modalités de passation des marchés publics, la lutte anti-corruption, ainsi que l’amélioration du climat concurrentiel.
Au nom du Rassemblement national des indépendants (RNI), Abdelhafid Boussif, a insisté sur la nécessité de mesurer à leur juste niveau les progrès consentis par le Maroc dans le domaine de la moralisation de la vie politique et l’amélioration de la gouvernance économique
Salon M. Boussif, ce chantier de société implique outre le gouvernement et le parlement, l’ensemble des acteurs de la société avec en tête les partis politiques, la société civile et les média.
Les représentants des partis de l’Union Socialistes des Forces populaires (USPF), Abdeslam Rejouani et du Parti de l’Istiqlal, Lhoucine Azougagh, sont revenues, quant à eux, sur l’apport de leurs formations respectives dans le long processus de réformes visant la consécration des principes de probité, de respect de la loi et de transparence dans l’action des organismes de l’Etat ou des institutions élues, avant d’insister que l’échéance du 7 octobre sera un rendez-vous majeur pour continuer à avancer sur la voie de l’édifice démocratique du Royaume.
