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DGSN: Proximité avec le citoyen et lutte contre la criminalité en priorités

La Direction nationale de la sûreté nationale (DGSN) a mis en place une stratégie aux contours bien définis qui s’appuie essentiellement sur une approche de proximité et de communication avec le citoyen dans le but de contribuer à l’efficacité des services opérationnels de la sécurité et de lutter contre la criminalité sous toutes ses formes.

Ces deux principes incontournables ainsi que les autres composantes de la stratégie de la DGSN ont été élaborés conformément aux instructions royales visant à renforcer le sentiment de sécurité et assurer la protection des citoyens et la préservation de leurs biens.

Pour conférer une dimension plus concrète à ces deux principes fondamentaux, la DGSN a procédé en 2015 à la création d' »unités mobiles de la police de secours » dans les préfectures de police de Rabat et de Marrakech et au niveau du district préfectoral de Salé, dans l’attente d’être généralisées à moyen terme. Ces unités de sécurité, qui sont équipées des moyens de transport et d’intervention sur le terrain, visent à consolider la présence de la police sur la voie publique, à répondre avec plus d’efficacité et de rapidité aux appels des citoyens sur la ligne 19, qui ont atteint au cours de cette année 1.092.115 appels, contre 775.353 en 2015.

De même et dans le cadre de l’accompagnement de l’expansion urbaine de certaines grandes agglomérations, il a été procédé à la création d’un nouveau district de police à Mehdia (préfecture de police de Kénitra), la transformation de l’arrondissement de police de Sala Al Jadida en commissariat régional, outre la création de cinq arrondissements de police à Essaouira, El Hajeb, Marrakech et Mehdia, et de quatre « Salles de contrôle et de coordination » conformes aux standards techniques de qualité à Rabat, Marrakech, Salé et Témara, en vue de recevoir 24h/24h les appels des citoyens et de gérer les interventions sur la voie publique.

En soutien aux brigades décentralisées de la police judiciaire, il a été procédé à la création de sept Brigades Régionales d’Intervention (BRI) avec pour mission d’intervenir dans les grandes affaires criminelles, et à la création de deux Groupes de recherches et d’intervention (GRI) à Fès et à Salé, afin de renforcer les opérations de terrain de lutte contre le crime.

Il a été procédé également à la création de quatre Brigades régionales de la police judiciaire (BRJP) en charge des enquêtes et investigations dans les crimes économiques et financiers et de 19 cellules régionales d’analyses et de statistiques au sein des différents QG sécuritaires, afin d’analyser les nouvelles tendances criminelles aux plans qualitatif et quantitatif.

Il faut relever aussi la qualification des « brigades des mineurs et des cellules d’accueil des femmes » afin d’assurer la protection et l’efficacité requises dans le traitement des affaires en relation avec ces catégories sociales, outre l’équipement de salles et de véhicules destinés à conserver les preuves d’inculpation et à en garantir la valeur juridique devant les autorités judiciaires compétentes, en plus de la mise en place d’un programme informatique d’identification instantanée par reconnaissance faciale à l’Aéroport International Mohammed V.

Dans le même esprit, 16 groupes de préservation de la sécurité et de l’ordre ont été créés, dont 10 compagnies mobiles de sécurité, 5 compagnies de lutte anti-émeutes et une compagnie d’intervention rapide à Rabat, outre deux groupes préfectoraux de protection des services étrangers à Rabat et à Casablanca.

Dans la même veine, un plan d’action intégré, portant sur l’arrestation des personnes recherchées, la répression des affaires de trafic de drogues et des comprimés psychotropes, la lutte contre la possession d’armes blanches sans motif légitime et leur utilisation pour porter atteinte aux personnes et aux biens d’autrui, a été mis en place.

Il faut également se féliciter du démantèlement de réseaux criminels actifs dans de nombreux domaines de criminalité et de la prévention contre les crimes violents qui nuisent au sentiment de sécurité.

En 2016, les opérations sécuritaires menées à cet égard ont conduit à l’arrestation de 466.997 suspects, dont 150.992 individus recherchés, soit une hausse d’environ 23% par rapport à 2015.

De même, 89.910 personnes ont été interpellées dans le cadre d’affaires de drogues et de stupéfiants, contre 80.057 l’année dernière, soit une hausse de 12,31%.

Les opérations de saisie de différents types de drogues ont atteint des niveaux record, avec 106 tonnes et 870 kg de hachich, ce qui représente une hausse de plus de 55 tonnes par rapport à 2015.

Par ailleurs, 1 tonne et 582 kg de cocaïne ont été saisis (+355%), 15 kg et 826 grammes d’héroïne (+469,9%), ainsi que 1.285.194 de comprimés « ecstasy » et de comprimés psychotropes, soit une hausse record de 1.049.546 comprimés.

Les éléments de la brigade mixte chargée du ratissage du périmètre des établissements scolaires ont, de leur côté, sécurisé 4.513 établissements scolaires au titre de l’année académique 2015-2016 et procédé à l’arrestation de 4.904 suspects, contre 4.569 l’année écoulée (soit une augmentation de 335 arrestations).

La DGSN a aussi créé une cellule de veille pour analyser chaque vidéo relative à des actes de violence publiée sur les réseaux sociaux et y apporter une réponse sécuritaire. Une telle démarche montre que la police s’adapte au spectre criminel et tire profit des nouvelles formes de communication, l’objectif étant de démanteler tous les nouveaux modus operandi qui apparaissent au Maroc et de moderniser les moyens d’anticipation et de répression.

La DGSN a également créé des brigades régionales d’intervention (BRI) dédiées aux interventions liées au grand banditisme dont le trafic international de drogues.

Fidèle à une approche d’efficacité, la DGSN a créé en 2016 deux groupes de recherche et d’intervention (GRI) dont la vocation est de soutenir les policiers qui opèrent sur la voie publique et les enquêteurs de la police judiciaire. Ainsi quand la DGSN voudra interpeller des suspects dangereux recherchés pour des affaires liées à la consommation de psychotropes, elle fera appel aux GRI qui interviendront sur le terrain.

Dans la même perspective et pour s’adapter à l’augmentation de la criminalité féminine, la DGSN a inclus des femmes pour intervenir et perquisitionner.

Toutes ces mesures, qui se démarquent par leur caractère efficace et proactif, renseignent sur une volonté solide et une détermination sans faille qui s’assigne pour objectif cardinal le renforcement du sentiment de sécurité chez le citoyen.

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