A l’heure où le Maroc se lance le défi d’accueillir le Mondial 2026 et que la Fédération de football s’active pour instaurer le professionnalisme au niveau de la Botola, le football amateur, notamment pour enfants, véritable pépinière pour l’élite de demain, est encore confronté à tous les maux. Agadir est un bel exemple de cet état lamentable.
Bien que la ville soit dotée des stades Adrar et Al Inbiaat, entre autres, les sociétaires de plusieurs écoles de football sont contraints de disputer leurs tournois, sous l’égide de la Ligue du Souss, dans des terrains vague avec tous les risques que cela pose pour les enfants. Pire encore, il n’y aucune ambulance ni staff médical pour intervenir en cas de blessures, se plaignent de nombreux parents qui assistent impuissants alors qu’ils consacrent un budget conséquent pour permettre à leurs enfants de pratiquer leur sport favori.
Une telle situation interpelle outre les élus de la ville, aussi bien la Ligue du Souss, les different clubs, dont le Hassania d’Agadir et autres « écoles » et « académies » qui voient le jour dans la région imposant des prix exorbitants sans toutefois parvenir à apporter un réel plus.
Reste que des tournois dans ce genre de conditions sont bien loin du niveau et de l’exigence d’un environnement propice et sécurisé pour la pratique sportive. Il est tout simplement utopique alors de parler aujourd’hui d’un cadre pour préparer de futurs joueurs d’élite ou dénicher des perles rares.