Le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Zineb El Adaoui, a affirmé que la gratuité de l’enseignement public obligatoire est un principe irréfutable.
Intervenant lors d’une réunion de communication consacrée à l’examen des moyens à même de promouvoir l’enseignement au niveau de la région de Sous-Massa, Mme El Adaoui a souligné que les rumeurs faisant état d’un abandon par le gouvernement de ce principe sont dénuées de fondement, précisant qu’il s’agit tout simplement d’un avis consultatif donné par le Conseil supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique (CSEFRS).
Le wali a également fait savoir qu’en vue d’engager un débat constructif, une séance de l’Assemblée générale du CSEFRS, tenue les 21 et 22 novembre, a été consacrée au projet d’avis du Conseil relatif à la loi-cadre pour la réforme du système éducatif, à la demande du chef du gouvernement, dont l’objectif primordial est de s’assurer de la conformité de ses dispositions aux contenus et aux recommandations énoncés dans la vision stratégique 2015-2030.
Cette vision a été approuvée, à l’unanimité, par le Conseil en mai 2015 et cautionnée par SM le Roi Mohammed VI. De même, le gouvernement s’est engagé en faveur de ses choix et de son contenu et a œuvré à l’élaboration de la loi-cadre qui consacre les principes et les choix stratégiques de la vision et insiste sur les piliers de la réforme, y compris le financement du système éducatif et la diversification de ses sources, a indiqué Mme El Adaoui.
Concernant le financement, le CSEFRS, une instance consultative indépendante de bonne gouvernance, de développement durable et de démocratie participative, a souligné que la vision stratégique de la réforme, telle qu’énoncée par la Charte nationale de l’éducation et de la formation, a recommandé de considérer la dépense éducative comme un investissement public visant la mise à niveau du capital humain et le développement du pays, ainsi qu’une dépense pour un service public, tout en s’assurant de l’adéquation du montant de cette dépense avec les besoins futurs de l’École et les choix stratégiques du Maroc, ajoutant que l’Etat doit assurer la majeure partie du financement de l’éducation, tout en veillant à en diversifier les sources, a-t-elle fait observer.
Cette vision a recommandé également de garantir la gratuité de l’enseignement obligatoire en tant que devoir de l’Etat, au niveau du préscolaire, du primaire et du collège, de ne priver personne de la possibilité de poursuivre ses études après l’enseignement obligatoire pour des raisons financières, s’il dispose des compétences et acquis requis, a jouté Mme El Adaoui.
Dans une déclaration à telegramme.info en marge de cette réunion, le wali a rappelé que l’Etat, les établissements publics et les collectivités territoriales ouvrent à la mobilisation de tous les moyens disponibles pour faciliter l’égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir du droit à une éducation moderne, accessible et de qualité, comme le stipule l’article 31 de la Constitution.
Mme El Adaoui a expliqué également que pour ce qui est de l’institution de frais d’inscription dans l’enseignement post-obligatoire ( le secondaire qualifiant et le supérieur), le CSEFRS assure que les délibérations de sa 10ème session, qui vont de pair avec la vision stratégique de la réforme, ont approuvé l’application du principe d’exemption automatique des familles nécessiteuses, la nécessité de préciser les critères et conditions d’institution de ces frais ainsi que le caractère progressif de leur adoption et entrée en vigueur, parallèlement à la progression dans la mise en œuvre des dispositions de la réforme, surtout celles se rapportent à la promotion de la qualité de l’éducation et de la formation.
