Le ministère de l’éducation nationale, qui a procédé, depuis 2008, à la fermeture de près de huit cents établissements scolaires, est en passe de concéder de plus en plus d’établissements scolaires publics au secteur privé et à des besoins non éducatifs, fait savoir le quotidien arabophone Al Massae dans son édition de ce mercredi 18 octobre.
Au moment où les citoyens expriment de plus en plus le besoin vital de voir ouvrir davantage d’écoles publiques, souligne l’Union des étudiants et des élèves pour le changement du système éducatif, le département de Rachid Belmokhtar opte pour le démantèlement de ces structures pour les céder à un secteur privé qui ne répond pas à l’intérêt public.
A Casablanca, à titre d’exemple, la faculté privée de médecine relevant de la Fondation cheikh Khalifa s’est emparée, à elle seule, des deux tiers de deux établissements scolaires, à savoir les collèges Abou Lkacem Chabi et Mohamed Abdou, situés à Hay Hassani, fait remarquer le journal. Et d’ajouter que le collège Al Mouna n’a même pas rouvert ses portes cette année, ce qui a donné lieu à plusieurs sit-in de protestation organisés par les parents et tuteurs d’élèves.
A Marrakech également, poursuit Al Massae, l’année scolaire a d’ailleurs démarré sur des sit-in observés par des parents d’élèves relevant de plusieurs établissements scolaires tels que Anoual, Al Moundir, Abouab Marrakech, Ryad Al Hamama, ou encore le lycée Al Mouridi. Absence ou manque d’enseignants, encombrement des salles de classe: autant de facteurs de mécontentement.
Le pire est que l’on ferme des établissements scolaires qui viennent d’être créés, il y a tout juste quelques années, lors du plan d’urgence. C’est le cas du collège Mehdi Mandjra, dont les élèves ont été obligés de rejoindre le collège Moulay Rachid, conclut le journal.
