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« Et je me nourris de vide pour le songe, nouveau recueil du romancier et poète Abdelkhaleq Jayed

« Et je me nourris de vide pour le songe » est le nouveau recueil de poésie de l’universitaire Abdelkhalek Jayed, professeur de langue et de littérature française à la faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir.

   Dans ce recueil publié chez « Virgule éditions », le poète entraîne irrésistiblement le lecteur dans une prose luxuriante où les mots, mus en notes musicales gravées, non pas sur du papier, mais bien sur « la terre craquelée de l’indicible », composent une sorte de symphonie féerique qui, à mesure qu’elle se déploie, happe tous les sens du lecteur.

« Tout commence par une plongée dans les territoires évanescents de l’enfance à la recherche de la « langue première », ce socle effrité d’une identité elle-même décomposée mais que le poète travaille à reconstituer, non pas tant pour se complaire dans un quelconque repli sur soi, mais plutôt dans le perspective de s’ouvrir sur l’Humain », lit-on dans la présentation de l’ouvrage.

Si le poète s’élève à la fois contre les « suzerains des vérités définitives » et les « mots normés », il « tisse sans relâche des voies » tout en se « nourrissant du vide » pour aboutir au songe, autant dire au poème : lieu où, paradoxalement, le vide semble atteindre sa plénitude.

Abelkhalek Jayed a publié trois romans (Une Trilogie Numide) : Bu Allun, le joueur de tambourin (Editions Aïni Bennaï, Casablanca, 2007), Embrasement (Editions l’Harmattan, 2011) et Une Histoire marocaine (Afrique Orient, 2016), ainsi qu’un poème « Musique de pierres » (Editions l’Harmattan, 2012). Il a par ailleurs publié deux ouvrages de critique littéraire: « Ecriture de soi et spiritualité » (2013) et « Espace et représentation » (2015).

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