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Europe: La revue de presse quotidienne internationale

Varsovie, 26 Nov 2015-(MAP)-La détérioration des relations entre la Russie et l’Ukraine d’une part et entre la Turquie et la Russie d’autre part, est largement commentée, jeudi, par la presse de l’Europe Orientale qui évoque aussi l’examen du budget 2016 par le parlement autrichien et la fuite des capitaux en Grèce.

En Pologne, la presse traite de la dégradation des relations russo-ukrainiennes qui surgit à nouveau avec l’implication de la Russie en Syrie et la décision de Moscou de cesser les livraisons du gaz à Kiev.

Le quotidien « Gazeta Wyorcza » (La Gazette électorale) écrit qu’une alliance occidentale avec la Russie sur la Syrie fait naître un risque, celui que l’Ukraine passe au second plan dans la politique de l’Occident. Même s’il n’y pas d’accord direct à ce sujet, à savoir l’aide de la Russie en Syrie contre un abandon de l’occident de sa position sur l’Ukraine, il est certain que le président Poutine attendra patiemment que l’Ouest se décourage en voyant qu’en Ukraine rien ne progresse alors que, dans le même temps, la nécessité d’une aide des Russes en Syrie se fera de plus en plus sentir, relève le journal.

« Dziennik Gazeta Prawna » (La Gazette juridique) souligne, pour sa part, que les Etats-Unis demeurent réticents à toute idée d’une coopération ouverte avec Moscou. Washington pense que la participation russe à l’offensive antiterroriste en Syrie, ne constituerait pas une raison suffisante pour passer l’éponge sur l’annexion de la Crimée ni sur l’intervention en Ukraine de l’Est, ni pour lever les sanctions.

« Rzeczpospolita » (Respublica) évoque la décision de la Russie de cesser toute livraison du gaz à l’Ukraine, ajoutant que cette décision inquiète l’Union Européenne qui craint pour l’approvisionnement du gaz pour les pays de l’UE.

Le journal, qui rappelle que la tension entre Moscou et Kiev a commencé le Weekend dernier après sabotage de lignes électriques vers la presqu’île de Crimée plongeant dans le noir les habitants de cette ville annexée par Moscou en mars 2014, dit s’attendre à une montée de la tension entre Moscou et Kiev en pleine tourmente de la guerre en Syrie où la Russie fait alliance avec les Etats Unis et la France, qui, pourtant soutiennent l’Ukraine dans son différend avec Moscou.

En Russie, le quotidien « Kommersant » évoque les propos du ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov qui a estimé que l’incident de l’avion de chasse Su-24 abattu par la défense aérienne turque est une « provocation préméditée ».

« Nous avons de sérieux doutes sur le fait qu’il s’agisse d’un acte spontané, cela ressemble beaucoup à une provocation planifiée », a déclaré le chef de la diplomatie russe, excluant, cependant, une réponse militaire contre la Turquie, comme le note le journal qui ajoute que M. Lavrov a reçu, lors d’une conversation téléphonique mercredi, les condoléances de son homologue turc qui a également exprimé ses regrets.

De même, le journal « Rossiskaya Gazeta » ajoute que M. Lavrov a déclaré que son homologue turc a tenté de justifier ce tir mais en affirmant que l’avion russe avait violé pendant 17 secondes l’espace aérien turc, notant que cette attaque reste dans tous les acas inacceptable.

Pour sa part, le journal « Troud » note, à l’appui de déclarations de certains responsables turcs, que le chasseur-bombardier russe n’a pas été visé seulement parce qu’il a violé l’espace aérien turc mais surtout en raison du fait que la Turquie est agacée par le succès des frappes aériennes russes en Syrie et également parce que l’opération militaire déployée par la Russie ne cible pas principalement l’organisation terroriste « Daesh » mais aussi les factions armée de l’opposition modérée et les Turkmènes.

En Autriche, le quotidien « Die Presse » indique que le deuxième jour du débat marathonien au parlement autrichien (Nationalrat) consacré au Budget 2016 a été marqué par une farouche offensive de l’opposition contre le ministre fédéral du travail, des affaires sociales et de la protection des consommateurs, le social-démocrate, Rudolf Hundstorfer, critiquant l’augmentation du taux de chômage et certaines carences dans le domaine de la couverture sociale.

Les députés de l’opposition composée principalement par le parti de la liberté (extrême droite) et le parti libéral Neos-Nouvelle Autriche, ont aussi critiqué « la politique laxiste » du gouvernement fédéral en matière de gestion de l’afflux migratoire, estimant que le nombre croissant des demandeurs d’asile aggrave le chômage dans le pays.

Le journal note même que cette séance plénière à été marquée par des divisions divergences de vues entre sociaux-démocrates et conservateurs qui forment la coalition gouvernementale, au sujet notamment des pensions d’invalidité et du salaire minimum garanti.

Pour sa part, le journal « Kurier » évoque un durcissement des contrôles des réfugiés à bord des trains assurant la liaison entre la ville autrichienne Salzbourg et la ville allemande Munich, indiquant que cette opération inédite est dirigée par les policiers allemands, ce qui provoque des perturbations dans le trafic ferroviaire. Et d’expliquer que cela intervient suite aux attentats de Paris et la menace terroriste de plus en plus redoutée en Europe.

En Grèce, le quotidien « I Kathimerini » indique que le gouvernement du Land allemand Réhnanie du Nord- Westphalie a livré aux autorités grecques une liste de 10.000 ressortissants grecs qui disposent de comptes en Suisse et qui sont vraisemblablement des évadés fiscaux.

Le Journal ajoute que cette initiative vise à aider la Grèce à renflouer les caisses de sa trésorerie, d’autant que les le volume total des comptes en question se chiffre à près de 4 milliards d’euros.

Pour sa part, le journal « Ta Néa » évoque l’appel à la grève prévu le 3 décembre à l’initiative du syndicat du secteur privé et ce, pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité que le gouvernement grec envisage d’adopter pour répondre aux exigences des créanciers.

Et de préciser que les réformes controversées annoncées portent principalement sur l’augmentation à 67 ans de l’âge de départ à la retraite, la suppression de la retraite anticipée, l’unification des régimes de retraite ainsi que la révision en hausse des montants de cotisation. C’est le deuxième débrayage après celui du 12 novembre, rappelle le journal.

 

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