Au moins 16 personnes ont été tuées et 24 blessées dans l’explosion d’un bus transportant des fonctionnaires, mercredi 16 mars au matin à Peshawar, grande ville du nord-ouest du Pakistan, selon un haut responsable de la police. Des sources policières et hospitalières ont confirmé le bilan. L’attentat n’a pas encore été revendiqué.
Le toit du bus rouge et bleu qui conduisait les employés à leurs bureaux a été arraché, et les fenêtres pulvérisées par le souffle de l’explosion, qui s’est produite tôt mercredi, en pleine heure de pointe, dans le quartier commerçant de Saddar, à Peshawar, capitale de la province de Khyber Pakhtunkhwa.
Un engin explosif improvisé de quelque 4 kg et bourré de billes de métal avait été caché derrière le sixième rang de sièges, a expliqué un responsable de police, Abbas Majeed. Il semble avoir été actionné à distance.
Le Pakistan en guerre contre le terrorisme
Les attentats sont fréquents dans la province instable du Khyber Pakhtunkhwa, ainsi que dans la région du Baloutchistan, frontalière de l’Afghanistan. Le 7 mars, des talibans avaient attaqué un tribunal dans la ville de Shabqadar, proche de Peshawar, tuant 18 personnes. Une faction des talibans pakistanais, Jamat-ul-Ahrar, avait revendiqué l’attentat, présenté comme un acte de représailles à la pendaison surprise quelques jours plus tôt de l’islamiste Mumtaz Qadri.
Ancien policier, Qadri a été érigé au rang de héros dans certains cercles conservateurs pour avoir tué en 2011 un gouverneur favorable à une réforme de la loi controversée réprimant le blasphème. Sa pendaison est considérée par certains analystes comme un tournant dans la longue lutte du Pakistan contre l’extrémisme.
