« La région de Souss-Massa doit devenir un pôle économique reliant les parties septentrionale et méridionale du Maroc, en opérant la jonction entre Tanger au Nord et Oujda à l’Est d’une part, et Nos provinces sahariennes d’autre part ». Le ton est ainsi donné par le Souverain dans le discours annuel à l’occasion de la célébration de la Marche verte et grâce à la volonté et à la vision royales nous allons assister à l’essor certain d’Agadir et du Souss-Massa et à leur repositionnement sur les échiquiers régional et international.
L’économique est voué donc à un bond assuré et le futur proche est annonciateur de prospérité. Mais qu’en est-il de l’humain et de l’humanitaire?
Les acteurs de la région de tout bord, notamment ceux de la société civile, ses décideurs, ses influenceurs, ses notables et toutes ses composantes sont uniment appelés à mener une réflexion profonde pour jumeler l’élan économique au développement humain et assurer une large répartition des retombées de cette dynamique sur toutes les couches notamment les plus fragiles, les plus démunies et les plus vulnérables.
Les valeurs de solidarité sont ancrées dans l’ADN des gens du Souss dont le brassage avec les milliers d’Européens ayant choisi de s’installer dans cette terre bénie est à même de faire naître des actions d’ampleur plus organisées, plus ciblées et plus efficientes. Dupliquer les « Restos du cœur », « Toit pour tous » et toute autre action visant à fournir une soupe et un toit aux sans abri, une prise en charge des enfants abandonnés, une réinsertion des exclus, est tout à fait possible et réalisable avec des volontés fédérées et des actions concertées.
Le spectacle d’individus dormant à même le sol et sans couverture alors que l’hiver bat son plein ou d’enfants errant dans les rue alors qu’ils devaient être sur les bancs de l’école est interpellant et ne doit plus être toléré.
Les autorités ont décidé récemment sous la pression de la société civile d’épargner les chiens errants et de cesser leur abattage. Cette même société civile est appelée aujourd’hui à agir plus intensément en faveur d’humains qui méritent plus qu’un droit à la vie.
À Agadir et sa région, il existe une société civile qui a fait et qui continue de faire des miracles. À l’attention de cette société civile nous lançons un appel pour agir en faveur des démunis. Faisons de notre ville et de notre région une capitale de l’humanitaire.