Le 26 décembre. C’est la date qui a été fixée pour l’ouverture du procès civil de 24 détenus arrêtés suite aux événements ayant eu lieu à Gdeim Izik, indique l’un de leurs avocats, Mohamed Fadel Leili.
Initialement jugés par le tribunal militaire, les 24 accusés devront désormais faire face au tribunal civil suite au recours déposé par la défense des détenus auprès de la Cour de cassation.
Les détenus, qui purgent actuellement des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité, sont accusés de « constitution de bandes criminelles, violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation et mutilation de cadavres». « Nous allons plaider l’innocence » assure l’avocat chargé de leur défense sans donner plus de détails.
L’ouverture ce procès s’explique également par la réforme de loi relative à la justice militaire entérinée en mars 2015 par le Parlement.
En vertu du nouveau texte, les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire, à moins que leurs crimes ne se soient déroulés en temps de guerre.
