Le rapport annuel de la Cour des comptes au titre des années 2016 et 2017 reproche à l’Office national des aéroports (ONDA) le non-respect du schéma directeur planifié par le ministère de l’Equipement et du Transport, planifiant son développement à l’horizon 2030.
« Ces investissements engagés dans la réalisation de projets non prévus dans le document d’orientation se sont avérés dans la plupart des cas inopportuns. Ils ont d’autant plus été réalisés aux dépens d’autres projets prévus par le schéma directeur ».
Ainsi, le schéma directeur prévoyait la construction d’une troisième piste au niveau de l’aéroport Mohammed V de Casablanca afin de pouvoir accueillir des avions de classe F (A380). Cette piste n’ayant jamais été réalisée, l’aéroport a dû soumettre ce type d’avions à des restrictions en termes de charge pour l’atterrissage sur l’une des deux pistes existantes.
Concernant l’aéroport de Rabat-Salé, et alors que le schéma directeur avait jugé son développement non prioritaire, l’ONDA a quadruplé sa capacité d’accueil. Une décision injustifiée et qui ne s’est basée sur aucune étude préalable, conclut le rapport.
Même constat au niveau de l’aéroport de Zagora. Ignorant les orientations du schéma directeur, l’Office a procédé en 2011 à l’installation d’une structure capable d’accueillir 250.000 passagers annuellement. Une décision qui s’est avérée infructueuse, puisque la fréquentation de l’aéroport a atteint moins de 5.000 passagers en 2016.