L’ancien champion du monde namibien Frankie Fredericks, dont le nom est apparu dans la presse française associé à des soupçons de corruption, a été suspendu à titre provisoire par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), au sein de laquelle il siégeait, a annoncé, lundi, l’instance internationale d’athlétisme.
L’ancien sprinteur a été suspendu à titre provisoire « de sa fonction de membre de Conseil de l’IAAF et de toute fonction dans l’athlétisme » en attendant les résultats de l’enquête à son encontre, a décidé la commission de discipline de l’IAAF.
Frankie Fredericks a indiqué qu’il faisait appel de cette suspension et assure, dans un communiqué, qu’il « n’a pas violé le code d’éthique de l’IAAF ».
Dans un article daté du samedi 4 mars, le quotidien français « Le Monde » avançait que Frankie Fredericks avait reçu un versement de 299.300 dollars (262.000 euros) le jour même de l’attribution des jeux Olympiques par le Comité international olympique (CIO) à Rio, le 2 octobre 2009 à Copenhague.
L’ancien sprinteur assure que ce versement a été réalisé « conformément à un contrat daté du 11 mars 2007 », « pour services rendus entre 2007 et 2011 », et que le paiement « n’a rien à voir avec les jeux Olympiques ».
Ce versement provient de la société du fils de l’ancien président de l’IAAF Lamine Diack, Papa Massata Diack. Ce dernier est accusé d’avoir reçu 1,5 million de dollars (1,31 M EUR) de la part d’un homme d’affaire brésilien, Arthur Cesar de Menezes Soares Filho, trois jours avant le vote.
Le dossier Fredericks est « maintenant entre les mains » de l’Unité d’intégrité de l’IAAF (AIU) chargée de mener l’enquête, a précisé l’instance.
