Société

Imagerie médicale: « say cheese…et passe à la caisse! »

À l’image des autres prestataires de services de santé, certains professionnels de l’imagerie médicale se permettent des abus à l’égard des citoyens qui, dépourvus de toute protection, se trouvent obligés de se plier au bon vouloir de ces « mercantis ».

Ainsi, et après la levée de bouclier contre les chèques de caution qu’exigent les cliniques privées, des voix s’élèvent également pour dénoncer les pratiques des services de radiologie dans certaines cliniques privées qui imposent aux patients le paiement d’une avance de 2000 dirhams (voire plus) pour obtenir un rendez-vous de scanner, d’IRM ou autre service d’imagerie médicale. Une pratique qui n’a aucun fondement hormis la loi de la jungle qui domine le secteur de la santé.

À cette injonction de payer une avance, s’ajoute l’anarchie qui règne lorsqu’il s’agit d’assurer les permanences le soir et les weekends où aucune réglementation n’est respectée. À Agadir par exemple, les centres de radiologie ferment leurs portes les weekends mettant en péril les vies des patients reçus aux urgences et dont les cas nécessitent souvent le recours à l’imagerie médicale. Seul l’hôpital militaire et quelques cliniques assurent cette permanence comme il se doit mais une seule main ne peut suffire pour soulever un tronc d’arbre surtout quand il s’agit d’une ville prisée par les visiteurs de tout bord.

Les associations, fédérations et autres sociétés de radiologues, dont les montées au créneau pour défendre leurs intérêts submergent les médias, sont appelées à mettre de l’ordre dans leur profession et à lutter contre ces dérapages et ces pratiques opportunistes. Quant à la tutelle, on espère que l’avènement du ministre Aït Taleb fera bouger les choses…vers le mieux!

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