Le premier thon rouge de la criée 2017 a été vendu à 74,20 millions de yens (605.000 euros) au marché aux poissons de Tsukiji à Tokyo, soit le deuxième plus haut prix depuis le record de 2013.
Le plus offrant dans cette vente à la halle à marée est le patron de la chaîne de restaurants Sushizanmai, Kiyoshi Kimura, et ce pour la sixième année consécutive.
Les ventes aux enchères de thon de Tsukiji font la réputation de ce centre de marée qui est fréquenté par plus de 40.000 personnes par jour, dont les meilleurs chefs-cuisiniers de Tokyo.
Le prix de vente de cette espèce surpêchée (212 kg) est cinq fois supérieur à celui de 2016, qui était lui-même le triple de celui de 2015.
Le record de 2013 était 155,4 millions de yens (1,26 million d’euros au cours actuel) et l’heureux qui avait déboursé cette fortune était le même restaurateur, Kiyoshi Kimura.
Le thon rouge (hon-maguro) est une espèce très prisés par les Japonais qui la préparent sous forme de sushi ou sashimi (fine tranche seule), en dépit des avertissement des écologistes qui craignent l’extinction de ce poisson.
À la fin des années 1980, les stocks de thon rouge du Sud, dans lesquels les Japonais puisaient, se sont effondrés. La pression de pêche a alors été reportée vers le thon rouge de l’Atlantique, surtout pêché en Méditerranée où il vient se reproduire.
Malgré les pressions du Japon à Genève, le 5 février 2010, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) s’était prononcée pour une interdiction générale du commerce de thon rouge.
Cette proposition a été rejetée lors de la réunion de la Convention sur le commerce des espèces menacées, mars 2010 à Doha.
