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La chimère estompée !

Saoudi El Amalki

Décidément, le dossier de notre intégrité territoriale semble se dérouler sur un tapis rouge, à voir la série de partisans à la justesse de la cause nationale qui se déferle tel un essaim d’abeilles. Dorénavant, il n’y a pas que les habitués amis du royaume qui arborent cette vérité, mais aussi les inattendus hostiles qui se manifestent en faveur de la thèse marocaine. Le dernier en date n’est autre que l’ancien président Sud-africain, « récalcitrant », Jacob Zuma, fondateur scissionniste de ANC en 2023, formant un nouveau parti du nom de MK. Ce chef d’Etat qui était un renégat farouche de la question saharienne, brandit présentement un testament de 17 pages au sein duquel le soutien au plan d’autonomie du Sahara sous souveraineté du Maroc, est manifestement mentionné à l’adresse de l’aurore marocaine, se démarquant ainsi de l’acte de l’antipathie par rapport à notre Sahara…

Cette confession dans appel qui scelle une évocation de rapprochement entre les deux pays longtemps en état d’inimitié, claironne haut et fort, l’abrogation de l’antagonisme de la nation de feu Mandela vis-à-vis du Maroc. Cette décision de la troisième force politique de l’Afrique du Sud qui, sans nul doute, aura ébranlé le préétabli pendant des décennies dans les tréfonds du puissant pays africain induit à coup sûr en erreur, aura des retombées positives sur l’opinion publique nationale et partant, influera sur la position officielle de l’Etat, prise en 2004, en reconnaissant l’entité factice des sécessionnistes. C’est incontestablement un sursaut rotatoire qui éclate au cœur du bastion de l’acrimonie africaine à l’égard de la marocanité du Sahara marocain, dans le processus de règlement de cette affaire postiche qui a quasiment duré pendant un demi-siècle…

Cette nouvelle prise de conscience s’enclenche donc au sein de la classe politique et l’intelligentsia de ce pays, mises au frigo des clichés révolus des « pays de la libération nationale » répandus à l’ère de l’apartheid. Il est évident que la position de l’ancien président de ce pays influent aurait certainement des échos non seulement dans son entourage politique endogène, mais aussi bien au-delà dans les pays anglophones de l’autre extrême bout du continent. Une contagion déjà confortée par des grands de l’Afrique comme le Kenya qui vient de faire son « mea culpa » ou encore le Nigeria avec lequel notre pays est lié à un projet d’envergure de gazoduc. La junte algérienne se voit de jour en jour, déplumée par le retrait massif de ses anciens « clients » de la guerre froide et de la duperie de « l’anti-monarchie » en vogue des années 50 et 60. Les donnes ont bien évolué chers voisins surannés !…

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