Un prêtre a été égorgé mardi et une personne grièvement blessée lors d’une prise d’otages dans une église à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans le nord-ouest de la France, une attaque qui exacerbe la tension dans un pays ciblé par une série d’attentats terroristes.
Bouleversant son agenda, le président français François Hollande s’est rendu immédiatement sur place.
Selon le ministère de l’Intérieur, trois otages ont pu être libérés sains et saufs de cette église d’une cité populaire dans la banlieue de Rouen. Selon l’archevêque de Rouen, le prêtre était le père Jacques Hamel, 84 ans. Selon des sources proches de l’enquête, il a été égorgé.
Un ex-otage se trouvait mardi entre la vie et la mort. Les deux preneurs d’otages, dont les motivations sont inconnues, ont été abattus par la police, selon le ministère de l’Intérieur. Le parquet antiterroriste a été saisi.
Cette prise d’otages dans un édifice religieux est survenue près de deux semaines après l’attentat à Nice du 14 juillet qui a fait 84 morts et plus de 350 blessés.
La menace d’une attaque contre un lieu de culte chrétien planait depuis plus d’un an en France, notamment depuis l’échec d’un projet d’attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif, en banlieue parisienne.
Depuis l’attentat de Nice (sud-est), le gouvernement socialiste a été accusé par la droite et l’extrême droite de n’avoir pas assez pris en compte le niveau de la menace terroriste.
Dans l’opinion, la colère a aussi pris le pas sur le sentiment d’unité nationale qui avait prévalu lors des deux premières attaques de masse de 2015.
