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La GB dans l’incertitude après l’échec de Theresa May à obtenir la majorité

La Première ministre conservatrice Theresa May était pressée de démissionner vendredi, au lendemain d’élections qui ont vu son parti perdre la majorité absolue au Parlement britannique, un résultat choc qui plonge le pays dans l’incertitude peu avant l’ouverture des négociations du Brexit.

C’est un échec personnel pour Mme May, qui avait convoqué ces élections législatives anticipées en comptant en obtenir une majorité renforcée pour négocier la sortie de l’Union européenne.

Les conservateurs sont en tête du scrutin mais ont perdu une douzaine de sièges, tandis que l’opposition travailliste en a gagné une petite trentaine, selon ces résultats quasi finaux au terme desquels les Tories ne peuvent plus obtenir de majorité absolue.

Mme May, qui disposait d’une majorité de 17 sièges dans le Parlement sortant, espérait avoir les coudées franches pour négocier un Brexit « dur » avec les 27 à partir du 19 juin, un an après le référendum pour la sortie de l’Union européenne

Mais les travaillistes de M. Corbyn, tenant de l’aile gauche et qui a mené une campagne jugée réussie, ont contrarié ces plans. Largement réélu dans sa circonscription d’Islington, au nord de Londres, il a immédiatement appelé Mme May à la démission.

« Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance. C’est assez pour qu’elle parte et laisse la place à un gouvernement vraiment représentatif », a-t-il déclaré.

Au sein même des Tories, l’ancienne ministre Anna Soubry a estimé que la Première ministre devait envisager une démission, soulignant qu’elle se trouve « dans une situation très difficile ».

Mme May, reconduite à Maidenhead (ouest), s’est contentée d’affirmer que « quels que soient les résultats », son parti « assurer(ait) la stabilité » dont « le pays a besoin ».

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