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La revue de presse quotidienne de l’Europe occidentale

L’accident de train en Allemagne, la réforme constitutionnelle en France, la dégringolade des principales places boursières mondiales et la situation politique en Espagne alimentent les premières pages des principaux journaux européens, paraissant mercredi.

En France, la presse quotidienne s’intéresse au débat, à l’Assemblée nationale, sur la réforme constitutionnelle, avec l’inscription de l’état d’urgence dans la Loi fondamentale et l’examen de la question de la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme.

Sous le titre ‘L’état d’urgence entre dans la Constitution par la petite porte », Le Monde écrit que moins d’un quart des députés ont pris part au vote de l’article 1er du projet de loi constitutionnelle.

Après deux mois de débats dans l’espace public, et alors que les députés ont enfin commencé l’examen en détail du projet de loi constitutionnelle, il semblerait que le sujet n’intéresse déjà plus grand monde à l’Assemblée, fait remarquer la publication, ajoutant que c’est dans un Hémicycle au quart rempli que l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution a été approuvée.

‘Si l’adoption de ce premier des deux articles de la révision constitutionnelle ne faisait guère de doute, il reste que 441 députés n’ont pas estimé nécessaire de venir en débattre, ou au moins de prendre part au vote au sein de cette assemblée constituante », ajoute le journal.

Pour sa part, Le Figaro souligne que l’article premier prévoyant l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution a été adopté dans un Hémicycle très déserté (103 pour, 26 contre, 7 abstentions).

Evoquant la déchéance de nationalité, qui doit être votée mercredi par les députés, la publication indique que le Premier ministre Manuel Valls a sorti mardi matin devant les députés socialistes sa dernière cartouche.

Il a prévenu les nombreux élus de gauche hostiles à l’inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution que voter contre, ce serait ‘mettre en minorité le président », explique le quotidien, faisant observer que les propos du chef du gouvernement interviennent à la veille du vote solennel sur l’ensemble de la révision constitutionnelle, prévu mercredi après-midi.

En Belgique, la chute continue des principales places boursières mondiales retient l’attention de la presse.

Sous le titre ‘les bourses sous pression », L’Avenir indique que les inquiétudes sur la croissance mondiale et le secteur bancaire ont de nouveau secoué les places financières mardi, notamment celle de Tokyo qui a chuté de 5,40% et les bourses européennes, même si New York semblait se stabiliser.

Après un sursaut éphémère à l’ouverture, la morosité a vite repris ses droits et la plupart ont accentué leurs pertes à la mi-journée et ont terminé en forte baisse, souligne le journal.

La Libre Belgique écrit que le jeu de massacre s’est poursuivi sur les grandes places financières de la planète, notant que les marchés boursiers carburent à la psychologie avec ce que cela peut générer de comportement excessif, voire parfois carrément irrationnels à l’achat ou à la vente.

Il est temps, estime le quotidien, que les Etats et leurs gouvernements respectifs entreprennent les réformes nécessaires pour muscler durablement les économies.

Le Soir relève de son côté que la tendance n’est pas neuve, car depuis le mois d’avril 2015, les indices boursiers chutent de façon régulière.

‘C’est qu’il y a eu la fin de la politique de rachats d’actifs aux Etats-Unis, puis les indices de plus en plus clairs d’un ralentissement chinois, mais aussi la chute des prix du pétrole », explique la publication ajoutant que deux nouveaux éléments d’inquiétude se sont manifestés : la fragilité de certaines banques et l’essoufflement de la conjoncture américaine.


Les quotidiens italiens s’intéressent, eux aussi, à cette dégringolade des places financières. ‘Bourses, alerte des banques centrales », titre le journal ‘Il Messaggero » qui souligne que les places financières mondiales ont poursuivi leur glissade mardi même si Wall Street a mieux résisté.

Les bourses européennes dégringolent une nouvelle fois et quelque130 milliards euros de valorisation sont ainsi partis en fumée, indique le journal qui relève que la FED et le BCE sont prêtes à intervenir pour arrêter la crise.

La publication qui fait remarquer à cet effet que l’écart de rendements (spread) entre l’emprunt d’Etat italien et son homologue allemand a baissé d’un point par rapport à lundi atteignant 144, alors que les cours de pétrole ont baissé au-dessous de 28 dollars.

‘La Repubblica » écrit, pour sa part, que les bourses ont vécu mardi une nouvelle journée de tension, notamment celle de Milan, qui a reculé de 3,2 %, estimant qu’un ensemble de facteurs continuent d’inquiéter les investisseurs provoquant une fuite des capitaux, dont en particulier le recul de la croissance chinoise, une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ou encore la tension liée à la Corée du Nord.

Son confrère ‘Corriere della Sera » indique que les bourses européennes ont vécu encore une ‘journée difficile », même s’il ne s’agit que de l’accentuation d »’un véritable cauchemar boursier entamé au début de l’année 2016 ».

Le journal, qui cite des milieux financiers, rappelle que les bourses en perdu chaque jour, depuis le début de l’année presque 1%. ‘Après six semaines consécutives de baisses, c’est la crise la plus longue après celle de 2008 », a-t-il fait observer.

En Allemagne, la presse se penche sur la collision entre deux trains en Bavière, qui a fait 9 morts et plus de 100 blessés, ainsi que sur la crise syrienne.

Tageszeitung écrit que cet accident aurait pu être évité si certaines normes de sécurité avaient été prises, notant qu’il convient désormais de mettre en place des systèmes de sécurité par internet, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres moyens de transport.

Münchner Merkur estime que le train n’est pas totalement sûr même si les accidents fatals restent rares, relevant que le ministère de transport doit assumer toute sa responsabilité, dans la mesure où il n’a pas donné la priorité à l’introduction de nouvelles technologies permettant d’améliorer la sécurité sur le rail.

Süddeutsche Zeitung s’intéresse de son côté à la crise syrienne, indiquant que des dizaines de milliers de civils continuent de fuir leur pays pour échapper aux tirs intensifs de l’armée russe et des forces du régime.

Pour le journal, cet afflux de réfugiés ne peut cesser sans l’arrêt de la violence de toutes les parties.

En Espagne, les principaux quotidiens se focalisent notamment sur la situation politique marquée par les tentatives du secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, de constituer un nouveau cabinet.

La Razon indique que Sanchez et le président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, auront une réunion, vendredi prochain au sein du Congrès des députés, consacrée à examiner la possibilité de parvenir à un accord entre les deux parties permettant d’investir un exécutif de coalition dirigé par les socialistes.

Dans ce sens, ABC rapporte les déclarations du porte-parole du Parti populaire, Rafael Hernando, qui a affirmé que le leader conservateur est prêt à dialoguer ouvertement avec le chef des socialistes lors de cette réunion, exigeant au PSOE de changer sa position pour faire sortir le pays de l’impasse politique.

Quant à El Mundo, il écrit que le parti socialiste, Ciudadadanos et Podemos ont accusé le Parti populaire d’utiliser les institutions de l’Etat pour protéger ses intérêts, précisant que le chef de la formation de droite, Mariano Rajoy, a exercé des pressions pour ‘maintenir la situation de blocage ».

Le quotidien madrilène El Pais note que le parti socialiste a mis en place un site web dans l’objectif de publier les développements des tractations de la formation de gauche avec les différents acteurs politiques espagnols au sujet de la constitution d’un gouvernement.


En Grande-Bretagne, la presse s’intéresse à la grève des médecins britanniques du secteur public et aux turbulences du marché financier britannique.

Le quotidien Guardian revient sur la nouvelle grève entamée ce mercredi par les médecins du secteur public pour protester contre un nouveau contrat de travail susceptible de porter préjudice à leur salaire.

Près de 3.000 opérations chirurgicales ont été annulées à cause de ce débrayage organisé après l’échec des négociations entre les représentants des centrales syndicales des médecins et ceux du gouvernement, indique le journal, précisant que les internes rejettent les nouvelles conditions de travail.

Certaines périodes de travail (par exemple les weekends) ne seront plus payées davantage, mais en échange, le gouvernement offre une hausse de 11 % du salaire de base, explique-t-il.

Le Daily Telegraph focalise sur la bourse londonienne qui a terminé en baisse mardi, plombée par les secteurs minier et bancaire, qui ont une nouvelle fois reculé sur fond d’inquiétudes pour l’économie mondiale.

L’indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 50,23 points ou 0,88 % par rapport à la clôture de la veille, à 5.639,13 points. Cette baisse, liée aux perspectives de la croissance mondiale, a affecté les cours du pétrole, des métaux et des actions des institutions financières, souligne le journal, précisant que le secteur minier a été le plus affecté en raison de la chute des cours du cuivre.

Aux Pays-Bas, les propos incendiaires du président du parti travailliste à l’égard du leader de l’extrême-droite, Geert Wilders, retiennent l’attention des journaux.

De Volkskrant titre ‘la boite de pandore est ouverte » en revenant sur les déclarations du président du parti travailliste (PvdA), Hans Spekman, qui a qualifié le chef de file du parti pour la liberté (PVV), Geert Wilders, de menace à la démocratie et l’Etat de droit.

‘Spekman a estimé que le politicien populiste a ouvert la boite de pandore en appelant à s’opposer à l’ouverture des centres pour réfugiés et à se rebeller en cas de l’exclusion de son parti du prochain gouvernement », indique la publication.

Dans une analyse, l’éditorialiste souligne que Wilders a rejeté la diabolisation de sa personne par le responsable travailliste, qui n’a pas tiré, selon lui, la leçon de l’assassinat de Pim Fortuyn (ex-leader du PVV), suite à sa diabolisation par un ancien responsable du parti travailliste.

Le NRC indique que la réaction de Wilders aux propos du président des travaillistes ne s’est pas faite attendre, rapportant que le chef de l’extrême-droite a qualifié d »’injuste » sa diabolisation.

‘Le parti travailliste n’a rien appris de l’histoire et si la balle vient de la gauche, les lettres +PvdA+ (parti travailliste) seront gravées dessus », estime le leader populiste, cité par le journal.

 

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