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La revue de la presse quotidienne de l’Europe occidentale

 Les titres de la presse européenne de ce mercredi sont dominés par l’attentat perpétré, la veille, dans le centre touristique d’Istanbul, la vague eurosceptique qui traverse un certain nombre de pays de l’Union européenne et par la gestion de la crise migratoire en Europe.

Sous le titre à la Une ‘le touriste, cible privilégiée de Dach », le journal belge La Libre Belgique relève que ‘comme en Egypte ou en Tunisie, un haut lieu du tourisme est visé », rappelant que Daech a ‘déclaré la guerre à la Turquie l’été dernier ».

Le quotidien estime que ‘l’objectif principal de ce type d’attaque, où l’empreinte de Dache fait peu de doute, est d’atteindre le secteur du tourisme de pays musulmans où le groupe pense s’étendre ». Les attentats qui ont visé le secteur touristique l’an dernier en Turquie, en Tunisie et en Egypte ‘ont eu pour effet de vider les hôtels et sites touristiques », écrit-il.

Son confrère Le Soir s’intéressa à l’implantation de l’organisation terroriste Daech en Libye, sous le titre ‘Daech, profitant du Chaos a pris racine dans le sable libyen ».

Le journal note que ‘l’extrême fragmentation du champ politique local fait le jeu des djihadistes qui s’implantent durablement dans le pays ».

La Dernière Heure, commentant l’attentat d’Istanbul, relève que ‘le scénario est malheureusement bien connu et rôdé », ajoutant que les ‘attaques des Kamikazes ont depuis longtemps franchi les contrées en guerre, telles que la Syrie, l’Irak ou encore le Yemen ».

En Allemagne, les journaux ont focalisé leur attention sur l’attaque d’Istanbul, qui a coûté la vie à huit ressortissants allemands.

Le Neue Presse écrit : ‘voilà une nouvelle attaque terroriste dans le cœur d’Istanbul commise encore une fois pour cibler des innocents fauchés pour la simple raison qu’ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment ».

‘Les bombes terroristes ont visé le cœur historique de cette ville cosmopolite et multiculturelle et où il fait bon vivre », dénonce la publication.

Le quotidien Badischen Neuesten Nachrichten estime, pour sa part, que ‘la guerre de la Syrie a clairement atteint le Bosphore », indiquant que l’organisation Daech tend à ‘défier l’Etat turc ».

Pour le Mannheimer Morgen, l’attentat d’Istanbul est de nature à influencer négativement le secteur du tourisme en Turquie, après le recul des touristes russes consécutif au crash de l’avion russe.

En Italie, les quotidiens consacrent leurs Une S à l’attentat d’Istanbul faisant dix morts. Corriere della Sera écrit qu’on a semé la terreur de nouveau en Turquie.

Après Ankara c’est au tour d’Istanbul où dix personnes ont trouvé la mort, dont dix Allemands, dans un attentat perpétré par un kamikaze en provenance de Syrie sur l’un des sites les plus importants de la ville.

‘La réaction des jihadistes à certaines décisions prises par Ankara est violente », ajoute le journal, faisant observer que ‘si auparavant le territoire turc était relativement immunisé contre les attentats jihadistes, aujourd’hui il est devenu un terrain de bataille ».

Selon Il Messaggero, la Turquie est l’un des pays ‘les moins engagés » dans la lutte contre le mouvement Etat islamique et pourtant il est le plus touché par les attentats terroristes.

Le journal relève que la Turquie est le principal passage des ‘combattants étrangers » pour se rendre en Syrie et tant qu’Ankara ‘s’était contentée seulement à observer, l’EI n’avait pas de haine contre son voisin ». Cependant, ajoute le journal, les choses ont beaucoup changé depuis l’adhésion de la Turquie à la coalition américaine pour lutter contre l’EI.

Son confrère la Repubblica se fait l’écho de la réaction de l’Allemagne dont huit ressortissants ont perdu la vie dans l’attentat d’Istanbul. Les auteurs de l’attentat ‘sont les ennemis de notre liberté », a déclaré la Chancelière allemande, Angela Merkel, cité par le journal.

Les quotidiens helvétiques s’intéressent à la vague eurosceptique qui traverse un certain nombre de pays de l’Union européenne (UE) face notamment au déferlement des migrants.

Sous le titre « drôle d’attelage eurosceptique », la Tribune de Genève écrit que les cas polonais, hongrois et britannique sont en train de peser sur la destinée commune de l’Europe.

« Avec la montée en force des nationaux populistes en Pologne, l’euroscepticisme a pris du poids paralysant un peu plus l’UE, déjà plombée par les crises », souligne l’éditorialiste.

« Renégocier les traités au nom du souverainisme, refuser la monnaie commune, se désolidariser des autres pays membres à la première crise venue : voilà le credo sur lequel se retrouvent les trois pays », relève le journal.

Le Temps se focalise de son côté sur les pays nordiques, à l’image de la Suède ou du Danemark, « en difficulté face à l’afflux de migrants » après avoir été considérés comme des « terres promises » par les réfugiés.


Ces pays, note le quotidien, font preuve désormais d’une plus grande fermeté dans leur politique d’immigration, mus par la crise suscitée par les agressions sexuelles à Cologne.

De fait, estime le +24Heures+, les pays du nord de l’Europe déplorent que les membres de l’UE ne prennent pas une responsabilité égale dans l’accueil des réfugiés, une situation qui favorise plutôt les forces nationalistes et d’extrême droite.

En France, Le Monde s’intéresse au débat en cours sur la possibilité de renoncer au caractère obligatoire de la vaccination, au moment où la défiance des Français vis-à-vis de la vaccination ne fait que croître, étiolant la couverture vaccinale.

‘Le plus urgent est de rétablir la confiance et de mettre fin aux incohérences que la gestion maladroite de la vaccination ( ) a mises en lumière », estime le quotidien, appelant à réfléchir à une harmonisation européenne et à mettre l’industrie pharmaceutique devant ses responsabilités.

De son côté, Libération met l’accent sur l’attentat perpétré mardi dans le centre touristique d’Istanbul, soulignant que ‘les métastases du conflit syrien gagnent de plus en plus la Turquie ».

‘L’attentat, qui a fait au moins 10 morts dont 9 touristes, vient rappeler tragiquement que ce pays, pilier du flanc sud-est de l’Otan, est aujourd’hui en première ligne » dans ce conflit, ajoute le journal.

Pour sa part, Le Figaro souligne que l’UE s’apprête à trancher ‘une controverse qui empoisonne depuis quinze ans leur relation avec Pékin : le capitalisme d’Etat à la mode chinoise répond-il, oui ou non, à la définition d’une économie de marché ? ».

La question, également en débat aux Etats-Unis, est tout sauf anodine, car en cas de réponse affirmative, des millions d’emplois en Europe et plus de 300.000 dans la seule France seraient menacés, en raison de la levée des mesures anti-dumping à l’encontre des produits chinois, estime le quotidien.

En Outre-manche, la presse revient sur la grève organisée par les médecins britanniques du secteur public, les deux navires militaires américains arraisonnés par l’Iran et la suppression d’emplois annoncée par BP.

Le quotidien Times s’est fait l’écho de la première grève organisée mardi par des médecins du secteur public britannique en 40 ans pour protester contre une réforme de leur contrat de travail.

Le projet prévoit notamment une augmentation de 11 pc du salaire de base des médecins du National Health Service (NHS) et la suppression d’une partie des primes touchées pour le travail accompli les week-ends, rappelle le journal.

Toutefois, le gouvernement affirme que les nouveaux contrats proposés aux médecins constituent un moyen de financer la mise en place de services de qualité sept jours sur sept. Des études montrent que la mortalité est plus importante les week-ends, quand les hôpitaux fonctionnent à effectif réduit.

Le quotidien Guardian revient sur l’affaire des deux navires militaires américains détenus par l’Iran alors qu’ils naviguaient dans le golfe Persique.

Selon les autorités iraniennes, les deux bateaux ont été saisis près de l’île de Farsi, à 2 km à l’intérieur des eaux territoriales de l’Iran, tandis que le Pentagone dit avoir perdu le contact avec les deux bateaux entre le Koweït et Bahreïn, indique le journal, faisant état de contacts diplomatiques pour résoudre la situation.

Quant au Daily Telegraph, il s’intéresse au 600 emplois qui seront supprimés par le groupe pétrolier britannique BP en mer du Nord à cause de la chute des cours du brut.

Les principaux journaux espagnols se font l’écho du compromis obtenu entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Ciudadanos pour nommer le socialiste Patxi Lopez président du Congrès des députés.

El Pais indique que le Parti populaire a retiré sa candidature à la présidence de la chambre basse du parlement espagnol en faveur de Lopez, précisant que le parti d’extrême gauche Podemos, qui a exigé la formation de quatre groupes parlementaires, a été exclu de cet accord.

Quant à ABC, il souligne que le Parti populaire aura trois sièges au sein du conseil de la présidence du congrès alors que Ciudadanos en obtiendra deux, ce qui donne à la droite une majorité suffisante pour faire avorter toute démarche séparatiste en Catalogne.

Son confrère La Razon, écrit que les candidats du PP, qui a été le parti qui a recueilli le plus de voix lors des dernières élections générales, ont remporté les postes des deux premiers vice-présidents du Congrès des députés et celui du premier secrétaire de la présidence.

El Mundo, de son côté, note que le secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, a annoncé que sa formation présentera lors de la session d’ouverture de la législature une quinzaine de propositions dans le domaine social visant à consolider l’Etat de bien-être.

 

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