Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire.:
* La Nouvelle Tribune.:
– Le Solde budgétaire ordinaire de 2015 « est positif », et il « devra impérativement être positif, égal ou supérieur à zéro », selon le ministre de l’Economie et des finances Mohamed Boussaid. Dans un entretien accordé au journal, le ministre a par ailleurs affirmé qu' »à fin 2015, nous sommes, en termes d’endettement du Trésor, à hauteur de 63,4 pc du PIB, soit exactement à la même hauteur de l’année dernière », notant qu’à partir de 2016, la dette du Trésor décroitra, pour être ramenée à 60 pc du PIB à l’horizon 2020.
– La réforme de la Bourse des valeurs de Casablanca, qui sombre dans le pessimisme et la démobilisation, semble rencontrer un nouvel obstacle. Cette réforme dite de la démutualisation n’a pas été concrétisée alors même que le ministre des finances avait dicté son urgence lors de sa présentation officielle en décembre dernier. Le conseil d’administration n’a pas de président. L’assemblée générale extraordinaire, qui devait se tenir rapidement pour entériner la valorisation de la société anonyme gestionnaire de la bourse, n’a pas été convoquée et en conséquence les nouveaux actionnaires ne constituent toujours pas le nouveau tour de table.
*La dépêche du Maroc.:
– Le Maroc dispose actuellement de plus d’un million d’hectares irrigués qui ont pu garantir une stabilité en termes de production agricole nationale. Son extension se confronte à des contraintes structurelles telles que la qualité des terres agricoles, leurs potentialités de productivité, la disponibilité des rivières et le volume des eaux courantes, dans la mesure où 93 pc de son territoire est considéré comme aride ou semi-aride, explique Kamal Laghmam, expert agricole. Celui-ci estime par ailleurs qu’une mauvaise année agricole affecterait considérablement l’économie du fait que le PIB agricole pèse entre 14 et 25 pc du PIB du Maroc selon la conjoncture climatique.
*L’Observateur du Maroc et de l’Afrique.:
– Driss Maghraoui, directeur exécutif d’Attijari Wafabank, a déclaré que le paiement des vignettes via le système bancaire est une opération d’externalisation de ce service et de dématérialisation puisque le macaron n’existe plus ». Maghraoui a expliqué dans un entretien que seul le client gagnerait, notamment en qualité de service et en temps consacré à l’opération, affirmant que ce mode de paiement n’a aucun impact sur la liquidité bancaire « car les sommes collectées au titre du paiement de la vignette sont directement versés sur les comptes de la Direction générale des impôts ».
– Pour la première fois, les Marocains pourront bientôt demander l’examen de la constitutionnalité des lois qui concernent leurs dossiers déférés à la justice. Le projet, préparé par le ministère de la Justice te des libertés, vient en application de l’article 133 de la Constitution. Il vise la réglementation de ce domaine à travers la définition des règles et des conditions de ce recours ainsi que ses effets.
*Le Canard Libéré.:
– L’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique vient de mettre la dernière main à un dispositif pratique comptant quelques 125 mesures à appliquer d’ici à 2030. Ces dernières sont au cœur de la vision nationale en matière d’efficacité énergétique à déployer sur les 15 prochaines années dans plusieurs secteurs prioritaires. Parmi lesquels le transport, premier secteur consommateur avec près de 41 pc de la consommation énergétique, le bâtiment (25 pc) et l’industrie (21 pc). Le programme national d’efficacité énergétique vise à réduire la consommation nationale de 25 pc en 2030 sur chacun des secteurs clés.
– L’Alliance des CHU du Maroc voit le jour. Khalid Ait Taleb, directeur du Centre hospitalier universitaire Hassan II de Fès, a été porté à sa tête à l’issue des travaux de son assemblée constitutive organisée récemment dans la capitale spirituelle. Selon ses promoteurs, cette structure vise à mutualiser les efforts et les actions des différents CHU en matière de santé dans le sens d’une rationalisation de leur rendement.
*Le Reporter.:
– Les agriculteurs -mais pas seulement-, tout le pays, tous les citoyens, sont en proie à une angoisse connue: la sécheresse. Ses conséquences sont en effet d’une très grande importance tant sur le plan économique, social, que politique. Sur le plan économique, le Maroc demeure, quoi qu’il fasse, un pays agricole. On en juge par l’importance du PIB agricole dans le PIB national. Dès qu’on entend parler de sécheresse et par peur de raréfaction des produits agricoles, les prix grimpent avec des conséquences sur le marché et sur le consommateur.
– Le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid a remis sur la table, lors du Forum de la MAP, le fameux dossier de la décompensation du tant aimé sucre. Une décision qu’il a qualifié de difficile, mais qui devra mettre fin à une situation qui ne profite actuellement qu’aux industriels au détriment des citoyens. Le budget économisé de cette décompensation, a précisé Boussaid (2 millions de DH), servira à renforcer le financement des équipements médicaux des hôpitaux dans le monde rural et à améliorer les conditions de l’enseignement pour les élèves des régions enclavées.
*Maroc Hebdo.:
– Et de trois pour l’avionneur et équipementier français, Daher. Après Tanger 1 et Casablanca, Daher a confirmé la construction d’un troisième site industriel Tanger 2 dans la ville du détroit tout près de l’aéroport. Avec ce nouveau site, l’équipementier français totalisera 30.000 m2 de surface de production au Maroc. Daher est maintenant engagé à accroître encore sa présence au Maroc, en investissant dans un troisième site industriel qui sera proche de l’aéroport de Tanger. Ce nouvel investissement représentera un montant supérieur à 15 millions d’euros (environ 160 millions de dirhams), bâtiments et terrain compris.
– Quand l’immobilier va, tout va. Mais, depuis deux ans, le secteur, qui a connu son boom entre 2008 et 2012, traverse une crise sans précédent, caractérisée par une baisse très significative des mises en chantier de projets immobiliers et la stagnation des ventes du stock des logements. Aujourd’hui, au-delà des chiffres, ce sont les prometteurs immobiliers qui, après avoir longtemps dissimulé les symptômes de la crise, passent aux aveux. Ainsi, Youssef Benmansour, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers, a exprimé ses inquiétudes face à la morosité du secteur, notant que « le modèle économique actuel n’est plus valable et le gouvernement n’a pas donné suite à nos propositions pour relancer l’activité ».
*Challenge.:
– Après un marathon de réunion et de concertation qui a duré plus d’une année, la commission chargée d’élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption a finalement adopté, lors d’une séance présidée par le chef du gouvernement, le projet de la stratégie. Ce n’est en définitive qu’à six mois de la fin de son mandat, que Benkirane a pu honorer un engagement qu’il a formulé dans son programme gouvernemental présenté devant les députés en 2012. Présentant le projet, le chef du gouvernement a relevé que la stratégie proposée repose sur une vision avec deux objectifs stratégiques et cinq piliers fondamentaux.
– Le bâtiment est un secteur énergivore. Il consomme près de 36 pc de l’énergie totale du pays. Le 14 novembre 2013, fut adopté le décret fixant la nouvelle réglementation thermique des constructions. Il devrait entrer en vigueur en 2015. Mais le secteur n’est pas encore prêt pour s’y conformer. Ce texte tant attendu par le secteur est le premier de son genre. Il s’inscrit dans le cadre du programme national de l’efficacité énergétique dans le bâtiment. Il met en œuvre la nouvelle politique nationale qui place les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en tête des priorités du gouvernement qui ambitionne d’économiser 12 pc en 2020 et 15 pc en 2030.
*Finances News Hebdo.:
– Il faut se rendre à l’évidence: l’objectif de multiplier par deux la capacité d’accueil en construisant 200.00 nouveaux lits additionnels et d’atteindre 20 millions de touristes dans le cadre de la Vision 2020 semble être une utopie. Aujourd’hui, revoir ces ambitions à la baisse ne serait que légitime. Pour le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, dans un contexte international défavorable, le secteur touristique a néanmoins fait preuve de « résilience ». Mais même en tablant sur une hausse des recettes du secteur de 2 pc et une progression de 3,8 pc des arrivées touristiques en 2016, comme le prévoit Haddad, il est difficile d’imaginer que les objectifs initiaux pourront être atteints à l’horizon 2020.
– A priori, les engagements de Bank Al-Maghrib (BAM) envers les TPME par le biais du dispositif déjà mis en vigueur en 2014 ont indéniablement porté leurs fruits. En effet, selon le gouverneur de la Banque centrale, la part des crédits octroyés aux TPME dans l’encours global du crédit bancaire a atteint 37 pc au Maroc, un niveau parmi les meilleurs de la région MENA. C’est vraisemblablement pour conforter cette dynamique que BAM a publié une nouvelle circulaire, reconduisant notamment le mécanisme de refinancement institué en 2014.
*La Vie Eco.:
– La question de la retraite des parlementaires suscite un vif débat sur la place publique. Les commentaires tirent à boulets rouge sur le régime, sans forcément en connaître la genèse et les mécanismes. Le système a été instauré de fait en 1984 au profit des députés avant d’être légalisé en 1992 et étendu aux conseillers en 1999. Deux caisses, une pour chaque Chambre, sont gérées par la CDG. Les élus et l’Etat participent chacun à hauteur de 2.900 DH par mois. De 2005 à 2014, la contribution publique s’est élevée à 222 millions de DH. On comptait 916 bénéficiaires en 2014 dont les pensions se sont élevées à 74 millions de DH. L’avenir du régime risque d’être difficile. Les contributions ne couvrent pas les prestations.
– La consommation des Marocains est-elle en berne? Selon les chiffres avancés par les opérateurs de la grande distribution il semblerait que c’est bien le cas. Bien qu’ils aient réalisé à l’unanimité une croissance satisfaisante au titre de l’année 2015, ils assurent que le panier moyen s’est replié de 10 pc à 20 pc en fonction des enseignes, de la taille des magasins mais surtout des régions et des villes. « C’est au niveau des grandes villes, en l’occurrence Casablanca, Rabat et Marrakech, que le recul est le plus important. Dans les moyennes et petites villes où la consommation est déjà à la limite du nécessaire, la baisse reste très légère », explique un opérateur.