Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire.:
*Challenge.:
– La diplomatie parallèle : vers l’institutionnalisation. La concomitance de deux conflits, celui, d’une part, entre le Maroc et l’Union européenne à propos de l’arrêt de la cour de justice européenne suspendant l’accord de pêche et celui, d’autre part, avec les Nations unies à propos du timing de la visite du secrétaire général dans la région, a de quoi inquiéter. Pour faire face à l’offensive de nos adversaires, notre pays est appelé à mobiliser d’une façon plus systématique et plus institutionnalisée toutes les ressources de la diplomatie parallèle, celles des collectivités locales, des partis politiques et de la société civile pour s’adapter aux mutations des formes de l’action diplomatique.
– Lancement de la 1ère société de développement régional. Las d’attendre les décrets d’application de la Loi organique sur les régions qui tarde à sortir, le conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima passe à l’action. Il est le premier conseil régional qui crée une société de développement régional pour mettre en œuvre son ambitieux plan de développement de 6,515 milliards de dirhams, inauguré par le Souverain fin 2015. Dotée d’un capital de 40 MDH, avec la possibilité de mobiliser des financements européens par le biais de la coopération décentralisée, elle sera le bras opérationnel pour concevoir et mettre en œuvre les projets de développement urbain et rural de la région.
*Maroc Hebdo.:
– Dans un mémorandum adressé au chef du gouvernement, le secrétaire général du MDS, Abdessamad Archan, présente plusieurs propositions relatives à l’organisation du prochain scrutin du 7 octobre 2016. A propos des femmes, il propose que la liste des femmes soit élaborée sur une base régionale afin de permettre aux femmes des douze régions du Royaume d’être représentées à la Chambre. Il veut aussi que le seuil électoral soit abaissé à 3% et que le soutien public soit égalitaire à l’ensemble des partis.
– Nezha El Ouafi, députée PJD, a estimé que le Maroc ne doit pas seulement condamner les propos du secrétaire général de l’ONU, mais également écrire aux cinq membres permanents du conseil de sécurité pour exprimer son indignation internationale par rapport à la position de Ban Ki-moon. Le Royaume peut également proposer que le conseil de sécurité soit dessaisi du dossier du Sahara pour le confier à l’assemblée générale des Nations unies, a-t-elle ajoutée dans un entretien accordé au journal. Elle a par ailleurs plaidé pour que la diplomatie marocaine fasse un bilan pour évaluer l’efficacité de son action et établir de nouvelles priorités.
*La Nouvelle Tribune.:
– L’OCP annonce la création du bureau de l’Ombudsman, organe de médiation mis à la disposition des parties prenantes externes du Groupe, incluant notamment ses clients et fournisseurs, les ONG et toute autre partie en interaction avec ses entités. La mission essentielle de cet Ombudsman est de recevoir les doléances et de promouvoir les règlements amiables. A signaler que le bureau de l’Ombudsman (institution totalement indépendante de la structure organisationnelle du groupe OCP) est une interface neutre ne représentant ni le Groupe OCP, ni les parties prenantes impliquées, destinée à proposer de solutions amiables aux différends dans le strict respect des principes de confidentialité et d’impartialité.
– La démutualisation de la Bourse des valeurs de Casablanca se concrétise! La première mission de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) était de terminer cette réforme, lancée avec le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). Annoncée à la fin de 2015 par le ministre de l’Economie et des finances Mohamed Boussaid, elle devait être mise en place rapidement, avant la fin du présent mois de mars. Ce sera le cas, puisque la valorisation de la société de la bourse des valeurs de Casablanca, S.A, vient d’être fixée par l’AMMC en accord avec le Trésor pour un montant très proche de 285 millions de dirhams.
*Finance News Hebdo.:
– En janvier 2016, les crédits bancaires ont régressé de 2,6% par rapport au mois précédent. D’un mois à l’autre, l’encours des crédits bancaires s’est délesté de 20 milliards de dirhams. Des chiffres qui montrent que la progression des crédits démarre sur des bases toujours faibles en ce début d’année. Bank Al Maghrib attribue cette baisse du crédit bancaire au repli de 16,2% en glissement mensuel, des crédits à caractère financier alloués principalement aux organismes de placements collectifs en valeurs mobilières (OPCVM) autres que monétaires (c’est à dire les OPCVM actions et obligations).
– Conjoncture économique: Akesbi tance les Istiqlaliens. Le Conseil de l’alliance des économistes istiqlaliens était une occasion pour débattre des réalisations économiques et sociales à la veille des élections. Un débat qui débouche sur une triste réalité: en faisant du secteur privé et des exportations les deux principaux leviers de développement, le Maroc n’a gagné aucun des paris. Résultat des courses, une économie gangrenée par la rente et l’oligopole et un déficit commercial chronique.
*Le Canard Libéré.:
– En plus de la lutte contre le harcèlement sexiste et les violences faites aux femmes, les féministes marocaines se battent pour une nouvelle génération de revendications: accès effectif aux droits politiques et civils, accès à l’emploi, véritable baromètre de leur indépendance économique, équité salariale hommes-femmes, droit à l’avortement et égalité en matière d’héritage.
– Enchainant les maladresses diplomatiques à Tindouf comme à Alger, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, a montré des problèmes de mise à jour puisqu’il semble avoir oublié que la dernière offre, soutenue par les puissances et qui représente depuis plusieurs années la nouvelle base de négociations des parties au conflit, porte sur l’autonomie sous souveraineté marocaine et non sur un soi-disant référendum d’autodétermination.
*Le Reporter.:
– Les entretiens Mezouar-Mogherini à Rabat se sont voulus apaisants. Ils reprendront fin mars pour sauvegarder le partenariat entre les deux parties en prenant en considération les intérêts de l’allié stratégique marocain. La visite éclair que la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a été fructueuse, à savoir que les explications et les assurances de la partie européenne ont satisfait la partie marocaine. C’est ce qu’a tenu à préciser Salaheddine Mezouar lors d’un point de presse tenu conjointement avec Federica Mogherini à l’issue de leurs entretiens.
– Les projets de lois organiques revêtent un intérêt particulier compte tenu des délais fixés par la Constitution de 2011. Or, la date des prochaines élections législatives a été officiellement annoncée pour le 7 octobre 2016. La 1ère législature post-Constitution 2011 touche donc à sa fin. Cette législature constitue la dernière chance pour le gouvernement actuel de se conformer à la Constitution. De l’avis des spécialistes en Droit constitutionnel, l’approche des prochaines législatives constitue une raison de plus qui devrait inciter les parlementaires et l’Exécutif à mettre les bouchées doubles pour voter les lois organiques en suspens.
*L’Observateur du Maroc et d’Afrique.:
– La bourse de Casablanca se joint à l’IFC (membre du Groupe de la Banque mondiale) pour soutenir l’initiative internationale « Ring the bell for Gender Equality ». Pour cet événement, la bourse de Casablanca s’est associée à deux institutions engagées sur la thématique de l’égalité des genres. D’après les organisateurs, cette initiative a pour objectif de sensibiliser sur l’importance de l’accès des femmes aux organes de gouvernance pour le développement durable des entreprises et de l’économie.
– Le Maroc et le Japon entretiennent des relations bilatérales bien ancrées. Maintenant, au regard des évolutions, les deux pays travaillent pour développer une approche tripartite appelée à s’étendre aux pays de l’Afrique subsaharienne. L’ambassadeur du japon au Maroc, Tsunéo Kurukawa, a indiqué dans un entretien au magazine que le Japon apprécie à sa juste valeur la position spéciale du Maroc, notant qu’avec une coopération tripartite, composée des trois acteurs Maroc-Japon-Afrique, « nous serons à même de développer une approche gagnant-gagnant.
*La Vie Eco.:
– Le nombre d’entreprises défaillantes n’a pas explosé. Le phénomène est en réalité assez constant. L’année dernière, 5.783 entreprises en difficulté ont été recensées par Inforisk, soit 15,4 % de plus qu’en 2014. C’est moins que les 18 % de progression de 2013 et les 20 % de 2012. Quand on rapproche les chiffres des défaillances de ceux des créations, le phénomène devient encore moins inquiétant: en six ans, 193.000 entreprises ont été créées et 27.160 ont été en difficulté.
– Les bénéficiaires du Ramed sont en train de renouveler leurs cartes qui sont arrivées à expiration en décembre 2015. Conformément à la loi, cette opération doit être effectuée tous les deux ans -sauf pour les pauvres absolus- de sorte à pouvoir étudier l’évolution de leur situation économique et sociale. Selon des sources proches du dossier, « la cadence est lente parce qu’il faut, en raison des divers abus constatés depuis la généralisation du régime en 2012, vérifier de façon précise les critères d’éligibilité ».
*Le Temps.:
– Le Maroc est toujours le pays le plus mondialisé à l’échelle du continent africain, selon l’indice de la mondialisation de l’institut suisse KOF qui mesure les dimensions économique, sociale et politique de la globalisation. Dans le classement établi sur 207 pays du monde, le Royaume occupe le 57e rang, suivi de l’Ile Maurice (58e), l’Afrique du Sud (61e), l’Egypte (66e), la Tunisie (81e), les Seychelles (82e), la Namibie (98e), le Sénégal (99e) et le Nigeria (103e). En bas de l’indice de la mondialisation, les Iles Salomon sont le pays le moins mondialisé, devant l’Erythrée, la Guinée équatoriale, la Micronésie, le Laos et les Comores.
– L’ONU est formelle: le Plan Maroc Vert (PMV) mis en œuvre par le Maroc ces dernières années est susceptible de servir de modèle pour les pays de la région en matière de sécurité alimentaire. C’est ce qu’a affirmé tout récemment la rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Hilal Elver. « Le plan pourra jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et inspirer les autres pays de la région comme un modèle de bonne pratique », a déclaré Elver devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, réuni en plénière à Genève.