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La revue de presse quotidienne de l’Europe occidentale

La lutte internationale contre le terrorisme, la crise des réfugiés, la démission de la ministre française de la Justice et la situation politique en Espagne occupent les premières pages de la presse européenne, paraissant vendredi.

En Belgique, le Vif rapporte que le président américain, Barack Obama, veut traquer les djihadistes du groupe Etat islamique au-delà de la Syrie et l’Irak, jusqu’en Libye si nécessaire, un pays dans lequel Washington dit suivre la situation très attentivement.

Le quotidien relève que les puissances occidentales craignent que le vide dans les institutions de ce pays ne procure un sol fertile pour les combattants de l’EI.

L’Avenir indique à cet effet que le président américain a convoqué son Conseil de sécurité nationale pour évoquer ce dossier, et que le secrétaire à la Défense Ashton Carter a confirmé que les Etats-Unis ‘surveillent très attentivement » la situation en Libye, où le groupe EI cherche à s’implanter.

Toutefois, Washington n’a pris aucune décision militaire pour l’heure, ajoute le journal.

Sous le titre ‘Washington veut engager l’Otan contre Daesh », Le Soir écrit que les Etats-Unis ont demandé d’engager des avions de surveillance Awacs de l’Otan dans le combat contre le groupe terroriste

Mais, La requête américaine, note le quotidien, fait déjà grincer des dents, particulièrement en Allemagne, parce que l’engagement de ces avions de l’Otan donnerait une couleur trop ‘occidentale » à cette lutte contre le groupe ‘Etat islamique » et cela pourrait aussi compliquer les tentatives de pourparlers sur la Syrie.

En France, Le Figaro revient sur la démission de la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, soulignant que si l’ex-garde des Sceaux a affirmé qu’elle ne voulait pas participer à une éventuelle primaire à gauche en perspective des présidentielles de 2017, son ‘départ fracassant du gouvernement relance les spéculations sur l’organisation d’un tel scrutin au sein d’une gauche déboussolée par la politique de François Hollande ».

Sur le même sujet, Le Monde souligne que le départ de la ministre de la justice était ‘prévisible et inévitable », compte tenu de l’opposition de Mme Taubira à la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme.

Son départ est toutefois synonyme de ‘crise politique qui rend encore plus délicate l’équation que devra résoudre M. Hollande s’il veut se représenter en 2017 », écrit le journal.

De son côté, Libération relève que le mouvement féministe a entamé une nouvelle bataille de sa logue histoire de lutte, cette fois contre le marketing ‘genré », c’est-à-dire le coût plus élevés des produits et prestations destinés aux femmes par rapport à ceux dédiés aux hommes.

‘Pourquoi les produits labellisés +pour femmes+ coûtent-ils plus cher que les produits qui ne le sont pas ? », s’interroge l’éditorialiste, estimant que la lutte pour l’égalité passe aussi par ces petits combats du quotidien.

En Allemagne, la presse s’intéresse à l’accord sur le deuxième ensemble de lois sur l’asile conclu entre les partis de la coalition au pouvoir.

Berliner Morgenpost rapporte que l’accord, qui met fin aux divergences au sein de la coalition, a été obtenu lors d’une réunion à Berlin entre la chancelière allemande Angela Merkel, la chef de l’Union démocrate-chrétienne (CDU), Sigmar Gabriel, le chef du Parti social-démocrate (SPD) et Horst Seehofer, le chef de l’Union sociale-chrétienne (CSU).

Westf?lischen Nachrichten indique, de son côté, que cet accord intervient dans un contexte difficile, rappelant que cet ensemble de mesures est resté suspendu pendant trois mois en raison des divergences entre les partis de la coalition.

Neuen Osnabrücker Zeitung estime qu’avec cet accord, les partis de la coalition ont pu sauver la face, notant que le principal point concerne la suspension provisoire du regroupement familial pour les personnes qui bénéficient d’une ‘protection subsidiaire ».

En Grande-Bretagne, la presse s’intéresse aux renégociations du statut de Londres au sein de l’Union européenne, l’accord fiscal conclu entre Google et la Grande-Bretagne et la privatisation de la banque britannique Lloyds.

Le quotidien Guardian affirme que la Grande-Bretagne et l’Union européenne s’approchent d’un compromis au sujet des aides sociales britanniques accordées aux ressortissants européens vivant au Royaume-Uni.

Londres veut réduire le nombre des immigrés et prendre des mesures empêchant les immigrés européens de bénéficier des aides sociales avant quatre ans de présence dans le pays, ajoute le journal, indiquant que le chef du gouvernement britannique David Cameron souhaite parvenir à un deal avec les partenaires européens en février avant un référendum sur l’appartenance de Londres à l’UE qui pourrait être organisé dès le mois de juin.

Le Daily Telegraph évoque la possibilité de l’ouverture d’une enquête par l’Union européenne sur l’accord fiscal conclu entre Google et la Grande-Bretagne.

Accusé d’évasion fiscale, le géant américain Google a conclu dernièrement un accord avec les services britanniques d’impôts pour le paiement de 172 millions d’euros d’arriérés, couvrant les dix dernières années. Toutefois, la méthode de calcul du montant des arriérés des impôts de Google n’a pas été divulguée, a dit Mme Margrethe Vestager, commissaire européenne à la compétition, citée par le journal.

Quant au Financial Times, il se focalise sur le report à une date ultérieure de l’opération de vente de près de 3 milliards d’euros d’actions de la banque britannique Lloyds en raison de la conjoncture économique internationale défavorable.


En Espagne, les principaux journaux attachent un intérêt particulier aux divisions internes qui secouent le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au sujet de la composition du futur gouvernement espagnol.

Le quotidien conservateur ABC souligne que plusieurs membres de la formation de gauche ont exigé du secrétaire général, Pedro Sanchez, de ne pas négocier avec les indépendantistes catalans ni avec le parti d’extrême gauche Podemos.

El Mundo indique, de son côté, que les responsables régionaux de la formation socialiste envisagent de limiter les prérogatives du secrétaire général pour éviter un possible compromis avec les partis séparatistes ou bien avec Podemos dans l’objectif d’investir un gouvernement présidé par Sanchez.

Dans ce contexte, El Pais rapporte les propos de l’ancien président du gouvernement espagnol, le socialiste Felipe Gonzalez, qui a appelé Sanchez à permettre l’investiture d’un cabinet conservateur, ajoutant que le secrétaire d’organisation du PSOE, César Luena, a estimé que négocier avec le Parti populaire serait une légalisation de la corruption.

Par ailleurs, La Razon signale que le Roi Felipe VI peut dissoudre le parlement espagnol si aucun parti ne réussit à former un gouvernement, précisant qu’après la deuxième ronde des discussions avec les dirigeants des partis politiques, le souverain espagnol devra avoir une réunion avec le président du Congrès des députés pour prendre une décision.

En Italie, les quotidiens s’intéressent à la décision de la Suède d’expulser jusqu’à 80.000 migrants arrivés sur son sol en 2015, dont la demande d’asile a été ou sera rejetée.

Sous le titre ‘Migrants, expulsion en masse », le journal ‘Corriere della Sera » indique que le ministre de l’Intérieur suédois Anders Ygeman a déclaré que quelque 60 mille à 80 mille personnes seront expulsées de la Suède, précisant que le gouvernement avait demandé à la police et à l’Office des migrations d’organiser ces retours.

Les expulsions s’effectuent sur des vols commerciaux, mais, compte tenu du nombre évoqué les Suédois envisagent d’utiliser également des avions charters spécialement affrétés, ajoute-il.

Outre la Suède, la Finlande et les Pays-Bas prévoient d’agir de même, fait observer le journal, soulignant que ces expulsions ont été annoncées au moment où des migrants continuent de mourir en mer dans des naufrages dont le dernier a fait en Egée 25 morts parmi lesquels figurent 10 enfants.

Même thème est développé par ‘Il Messaggero » qui s’attarde en particulier sur la visite qu’effectue le Premier ministre italien en Allemagne et durant laquelle il évoquera surtout avec la Chancelière allemande, Angela Merkel, la question de l’immigration et l’aide de 3 milliards d’euros promise à la Turquie pour faire face aux flux migratoires à travers les Balkans.

Pour sa part ‘La Repubblica » évoque une ‘ligne dure » de la Suède qui envisage des expulsions en masse de migrants, rappelant que ces derniers mois, le pays scandinave a durci sa politique vis-à-vis des migrants et a notamment rétabli le contrôle d’identité à ses frontières.

En matière de rapatriement, relève le journal, chaque pays européen agit individuellement et tente d’appliquer ses propres lois.

 

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