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La revue de presse quotidienne de l’Europe occidentale

La crise des migrants continue de susciter les commentaires de la presse quotidienne européenne, qui se fait l’écho, mardi, de la nouvelle vague de réfugiés syriens aux portes de l’Europe.

Sous le titre ‘l’afflux de réfugiés devient un business très lucratif », la Tribune de Genève souligne que la crise migratoire qui fait paradoxalement peur aux Allemands s’avère être un coup de pouce inespéré à l’économie.

‘Gouvernement et collectivités locales devraient dépenser cette année jusqu’à 22 milliards d’euros pour héberger et intégrer plus d’un million de réfugiés qui constituent également un formidable réservoir de main-d’œuvre », relève le journal.

Le Temps croit savoir, de son côté, que les migrants syriens devraient enfin jouir de leur droit de travailler en Turquie où plus de deux millions trouvent refuge.

‘Sous la pression de Bruxelles depuis des mois, Ankara répond à une demande pressante de l’Europe en vue de réduire l’immigration illégale et aider à la fixation des réfugiés dans les pays voisins », note la publication.

Le 24Heures écrit que les autorités d’Autriche et des Pays-Bas sont plus que jamais déterminées à tout faire pour obtenir le renvoi en Turquie des migrants fraîchement arrivés en Grèce, en échange de l’accueil en Europe de 250.000 réfugiés installés en Turquie.

En Belgique, cette nouvelle vague de réfugiés syriens retient l’attention de la presse. Sous le titre ‘Syrie: l’insupportable attente des réfugiés », La libre Belgique écrit ainsi que des dizaines de milliers de Syriens ont fui les combats autour d’Alep et attendent à la frontière turque un feu vert pour enfin trouver refuge.

Comme le gouvernement turc n’a pas encore autorisé l’entrée des réfugiés sur son sol, environ 30.000 réfugiés, pour l’essentiel des femmes et des enfants se pressent désormais dans la localité frontalière syrienne de Bab al-Salama, ajoute le journal.

Dans ce contexte, rapporte Le Vif, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ont appelé à un cessez-le-feu et à un accès humanitaire en Syrie, avant une conférence internationale cette semaine consacrée à cette guerre.

Après des réunions à Vienne et à New York fin 2015, les puissances mondiales et régionales, dont Washington, Moscou, Ryad et Téhéran, doivent se retrouver jeudi à Munich pour négocier un règlement à une guerre qui a fait au moins 260.000 morts et des millions de réfugiés en cinq ans, poursuit le journal.

Pour Le Soir, qui titre ‘Pacifier la Syrie sinon par idéal du moins par intérêt », il convient de prendre le problème à la source et mettre toutes les forces possibles, européennes sinon occidentales, dans la recherche d’une solution négociée en Syrie même.

‘Les sociétés humaines sont comme les hommes : il ne faut sans doute pas trop leur demander. En Syrie, nous devrions agir au nom de nos belles valeurs, et ce même lorsque l’émotion est retombée. A défaut, agissons au nom de nos intérêts. Mais agissons », souligne-t-il.


En Allemagne, la presse s’intéresse à la visite de la chancelière Angela Merkel en Turquie axée essentiellement sur la crise des réfugiés.

Hessische Nieders?chsische Allgemeine écrit que la Turquie doit limiter le flux de réfugiés en Europe, après les engagements des 28 de débloquer 3 milliards d’euros pour l’aider à juguler cette crise, rappelant que la Turquie a déjà accueilli environ 2,5 millions de réfugiés.

M?rkische Allgemeine estime que le règlement de la crise syrienne passe aussi par la Russie qui a intensifié, ces derniers temps, ses frappes aériennes, ajoutant que Mme Merkel doit en prendre compte et en discuter avec les responsables russes.

Neue Ruhr Zeitung note, de son côté, qu’au moment où l’UE demande à la Turquie de limiter ce flot de réfugiés, elle est appelée aussi à prendre des mesures d’accompagnement et fermer les frontières.

En France, Le Monde met la lumière sur les derniers développements de la guerre en Syrie, estimant que les Russes ont décidé de torpiller la négociation de Genève et parient sur une solution militaire en faveur du régime syrien

‘Depuis l’intervention russe, en octobre 2015, Moscou paraît décidé à regrouper toute la Syrie +utile+, l’ouest du pays, du nord au sud, sous la houlette du régime de Damas », analyse le quotidien, notant qu’entre-temps, les Etats-Unis brillent par leur absence et leur silence, dans la logique de leur volonté de retrait de cette région turbulente.

De son côté, Le Figaro critique le taux élevé de l’impôt sur le capital en France, pointant du doigt la ‘manie de ponctionner tout ce que créent les forces vives pour entretenir une administration ventripotente et un modèle social ruineux ». ‘Pendant que les talents et les fortunes s’exilent, les investissements dans l’économie française s’évaporent », poursuit le journal, soulignant que la France, à cause de la sur-taxation, se vide du carburant nécessaire à son redressement.

Libération met l’accent, pour sa part, sur la dérive autoritaire en cours dans certains pays européens, notamment la Pologne et la Hongrie, estimant que cela met à mal les valeurs fondatrices de l’Union européenne, comme la liberté, la démocratie, l’égalité et le droit des minorités.

‘Entre crise économique et rejet croissant des réfugiés, les partis traditionnels deviennent de plus en plus perméables aux idées de l’extrême droite et la contamination gagne l’ouest du continent », met en garde l’éditorialiste.

En Espagne, les principaux journaux attachent un intérêt particulier à la rencontre prévue au cours de cette semaine entre le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, et le chef du Parti populaire (PP) et du gouvernement sortant, Mariano Rajoy.

El Pais souligne que le leader conservateur a accepté d’assister à une réunion, dont la date sera fixée ultérieurement, avec le chef des socialistes, ajoutant que le PSOE ne compte pas sur cette rencontre, qui a été reportée pour la deuxième fois, pour obtenir le soutien nécessaire permettant d’investir un gouvernement à gauche.

Dans le même contexte, El Mundo écrit que les partis de centre droit Ciudadanos et d’extrême gauche Podemos estiment que parvenir à un accord avec le PSOE pour constituer un cabinet est possible, précisant que les deux partis ont qualifié de positive la position de la formation socialiste au sujet des négociations postélectorales.

Quant à La Razon, il indique que les bénéfices des principales banques espagnoles ont accusé une baisse d’une valeur de 25 milliards d’euros, eu égard à la situation d’instabilité politique que connaît l’Espagne actuellement, ajoutant que pendant le mois de janvier, la Bourse de Madrid a connu une baisse de près de 30 milliards d’euros.

Son confrère ABC met en garde contre les effets de l’absence d’un gouvernement stable, précisant que cette situation peut entrainer une baisse du produit intérieur brut de l’Espagne d’entre 0,4 et 0,7% et une hausse de chômage d’un total de 126.000 personnes.

La polémique autour la gestion par le gouvernement néerlandais du dossier du crash de l’avion Malaysia Airlines, en 2014, retient l’attention de la presse aux Pays-Bas.

De Volkskrant titre ‘Volkskrant, RTL et NOS exigent plus de transparence sur le drame MH17 » et indique que trois médias néerlandais, dont de Volkskrant, ont porté plainte contre le gouvernement pour exiger que les zones grises autour du drame du crash de l’avion Malaysia Airlines en été 2014 soient élucidées en rendant des documents, jusque-là confidentiels, accessibles à la presse.

Les trois organes de presse ont saisi la justice séparément en automne dernier contre le gouvernement dans le cadre de la loi sur le libre accès aux documents administratifs appelé ‘Wet Openbaarheid van Bestuur (WOB) » avant de coordonner leur action pour un procès en appel, souligne le quotidien.

Le NRC indique que les trois plaignants ont exigé que le gouvernement leur remet les rapports des commissions ministérielles qui ont été impliquées dans la gestion du dossier du drame MH17, dans le but d’évaluer la politique du gouvernement à ce sujet, ajoutant qu’ils estiment que l’impact social de la catastrophe implique que le gouvernement soit transparent quant à ses efforts pour résoudre l’affaire.

Le journal revient par ailleurs sur les déclarations divergentes des gouvernements ukrainien et néerlandais au sujet de leur collaboration avant et après l’accident.

L’AD se fait l’écho du débat qui a eu lieu lundi au parlement sur le drame MH17 et indique que même les députés ont déploré le manque de transparence du gouvernement à ce sujet, critiquant la démarche suivie par le cabinet Rutte et notamment son ministre de la Sécurité et de Justice, Ard van der Steur, en charge du dossier.

En Italie, les quotidiens consacrent leurs Unes à la clôture, lundi, en forte baisse des bourses internationales dont celle de Milan, à cause des incertitudes sur la reprise de l’économie mondiale.

‘Bourses, la grande peur » titre le journal ‘La Repubblica », qui estime que ‘le cauchemar de la récession » pénalise les bourses européennes dont celle de Milan qui reculait ce lundi de 4,7 % alors que l’écart de rendements (spread) entre l’emprunt d’Etat italien et son homologue allemand s’est accru à 145.

Emportées, une nouvelle fois, par les incertitudes autour de la croissance mondiale, les Bourses mondiales se sont enfermées en ce début de semaine dans une spirale baissière, relève le journal, selon lequel cette nouvelle dégringolade a fait qu’en Europe 309 milliards euros de valorisation sont ainsi partis en fumée.

‘Corriere della Sera » traite du même sujet, soulignant en particulier que les bourses de Milan et de Madrid étaient lundi les plus pénalisées en Europe.

Selon la publication, les Banques centrales de Paris et de Berlin plaident pour la désignation d’un ‘ministre de trésor de l’Union européenne », alors que le Premier ministre italien soutient que ‘l’économie italienne reste solide ».

Son confrère ‘Il Messaggero » indique, pour sa part, que la Bourse de Milan reculait lundi de plus 4,7 dans le sillage des autres places européennes comme Paris, Francfort, toutes déprimées par les inquiétudes pour la croissance mondiale.

Dans le même temps, la Bourse de New York accélérait sa chute, reprise comme les autres places boursières par les inquiétudes pour l’économie mondiale et les perspectives monétaires, ajoute-il.

 

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