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La revue de presse quotidienne de l’Europe occidentale

La 52ème conférence internationale sur la sécurité de Munich qui a débattue trois jours durant (12 au 14) essentiellement de la crise syrienne et de la question migratoire fait lundi la Une des principaux journaux européens.

En Suisse, les quotidiens s’interrogent sur les menaces à la sécurité mondiale au lendemain de la Conférence de Munich.

‘Difficile de ne pas voir les nuages s’accumuler à l’horizon pour la paix mondiale sur laquelle plane le risque d’une nouvelle guerre froide », écrit Le Temps, affirmant que la conférence a convoqué les crises menaçant de désintégrer le Proche-Orient et l’Europe.

Le journal rappelle que la seule voix optimiste est celle du chef de la diplomatie américaine John Kerry qui s’attache encore à ‘l’espoir d’une solution diplomatique ».

Sous le titre ‘une nouvelle guerre froide a-t-elle débuté ? », la Tribune de Genève estime qu’en dépit des promesses de trêve, une résolution du conflit syrien semble de plus en plus illusoire, d’autant plus que les acteurs internationaux s’accusent mutuellement de jeter de l’huile sur le feu.

Au lieu d’un compromis plus ambitieux, poursuit-il, les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine ont insisté sur la mise en oeuvre rapide d’un accès humanitaire aux zones assiégées en Syrie et la cessation des hostilités sur l’ensemble du territoire syrien.

Obama, relève 24Heures, n’avait d’autre choix que de demander à son homologue russe de mettre fin aux frappes de l’armée russe en Syrie contre des groupes de l’opposition modérée, conformément à l’accord conclu à Munich.

La presse allemande consacre également une bonne partie de ses commentaires à la conférence internationale sur la sécurité de Munich en mettant l’accent sur les principaux sujets discutés lors de cette rencontre en particulier la crise des réfugiés, le terrorisme et la situation en Syrie.

Nurnberger zeitung écrit que cette conférence s’est tenue dans une conjoncture délicate marquée par un climat d’insécurité dans plusieurs régions du monde.

Son confrère Neue Presse souligne la complexité des thématiques soulevées lors de cette conférence internationale notamment la guerre en Syrie, la poursuite des combats dans l’est de l’Ukraine ainsi que la crise des refugiés et la menace terroriste dans le monde.

Le journal se fait l’écho des propos du Premier ministre russe Dimitri Medvedev qui a affirmé que les relations entre l’Occident et l’Orient s’acheminent vers une nouvelle guerre froide alors que le monde fait face à des problèmes compliqués qui ne peuvent être résolus à défaut d’une volonté commune.

Frankische Tag estime pour sa part que le monde a été témoin à Munich de l’animosité de la Russie qui fait toujours l’objet de sanctions économiques européennes, relevant que le but de la Russie est de déstabiliser l’Europe qui pâtit aujourd’hui plus que jamais de la division.

En Italie, les principaux quotidiens consacrent leurs Unes à l’entretien téléphonique entre Barak Obama et Vladimir Poutine en vue de mettre fin aux bombardements en Syrie et la mise en œuvre de l’accord adopté jeudi dernier à Munich pour une cessation des hostilités.

‘Il Messaggero » écrit que Barack Obama a exhorté dimanche Vladimir Poutine à mettre fin aux bombardements de l’aviation russe contre les ‘forces de l’opposition modérée » en Syrie, estimant que ‘ce geste semble déjà faire oublier les scénarios d’une guerre froide évoquée par le Premier ministre russe Dimitri Medvedev à Munich ».

Les deux chefs d’Etat ont, selon la Maison-Blanche, souligné la nécessité de ‘nouer des contacts étroits » entre les ministères russe et américain de la Défense, ce qui permettra de ‘lutter avec succès contre Daesh et d’autres organisations terroristes », ajoute la publication selon laquelle le Kremlin a rapporté de son côté que les deux dirigeants se sont mis d’accord sur le renforcement de la coopération afin faciliter la mise en oeuvre des recommandations de la conférence de Munich.

‘La Repubblica » indique que les détracteurs d’Obama voient dans la position du président américain ‘le signe de l’échec de la stratégie US en Syrie ».

Selon le journal, malgré la menace du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, d’une intervention terrestre en Syrie, ‘tout le monde sait qu’Obama fera tout pour éviter d’être impliqué dans une nouvelle offensive terrestre pendant la dernière année de son mandat présidentiel ».

Pour ‘Corriere della Sera » les divergences persistent toujours entre Moscou et Washington. La Maison Blanche insiste à ce que les russes cessent les bombardements en Syrie, au moment où le Kremlin réaffirme son attention de poursuivre les raids contre ‘les groupes terroristes ».


En France, les derniers développements de la situation en Syrie retiennent aussi l’attention de la presse quotidienne.

Sous le titre ‘En Syrie, des rebelles désemparés », ‘Le Monde » écrit que dans le nord du pays, la rébellion anti-Assad est aux abois, notant que les forces progouvernementales ont avancé jusqu’à 20 kilomètres de la frontière turque, le principal objectif de leur offensive.

Le délai d’une semaine avant l’entrée en vigueur, hypothétique, de la trêve humanitaire, conclue vendredi 12 février à Munich, pourrait suffire à l’armée régulière pour combler cette distance et asséner à l’insurrection un coup dévastateur, estime le journal, ajoutant que la course de vitesse engagée entre les Kurdes et le régime hypothèque la mise en œuvre du compromis scellé à Munich.

Pour éviter la débâcle, davantage que sur l’accord de Munich, les rebelles tablent sur de nouveaux arrivages d’armes, indique la publication.

Dans un article intitulé ‘la faiblesse de l’Occident attise l’escalade en Syrie », Libération affirme que les bombardements de l’artillerie turque sur les positions kurdes près d’Alep et l’évocation de possibles actions au sol contre Daesh compliquent encore l’équation syrienne.

Réunis à Munich à la fin de la semaine, les Occidentaux et les Russes ont tenté de trouver les bases d’une trêve permettant de relancer des négociations qui n’ont en fait jamais commencé, rappelle le quotidien, précisant que ces nouvelles tensions sont un rappel aux réalités.

Elles sont la conséquence directe de l’impuissance européenne et de la résignation américaine face à une Russie toujours plus engagée dans la crise syrienne et bien décidée à en déterminer l’issue, estime-t-il.

La crise syrienne détient une bonne place dans la presse néerlandaise qui s’intéresse également à la situation des réfugiés et des demandeurs d’asile en Europe.

De Volkskrant titre ‘La France demande à Ankara de stopper les bombardements contre les Kurdes de Syrie » et indique que le gouvernement français, ‘inquiet », a exhorté les autorités turques à cesser les attaques contre les combattants kurdes dans le nord de la Syrie.

Le France, qui a exprimé sa préoccupation quant à la détérioration de plus en plus de la situation, veut que la Turquie fasse en sorte que l’accord conclu vendredi à Munich sur une éventuelle trêve humanitaire en Syrie, soit mis en œuvre en évitant de créer plus de tension dans la région par ses bombardements.

Son confrère NRC se fait l’écho de la déclaration du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders, lors de sa visite en Macédoine, dans laquelle il s’est dit contre la fermeture des frontières aux migrants mais recommande un ‘contrôle efficace » des frontières.

Le journal, qui indique que certains pays européens ont incité la Macédoine à fermer ses frontières, souligne que Koenders a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre la coopération sur le plan européen pour une bonne gestion de la crise migratoire.

Selon l’AD, la Macédoine a lancé lundi dernier des travaux pour le renforcement de la clôture barbelée à sa frontière avec la Grèce pour contrôler les flux migratoires, ajoutant que près de 3.000 migrants tentent chaque jour de franchir ces frontières pour demander l’asile dans les pays limitrophes.

En Espagne, les principaux quotidiens se font l’écho de la démission de la présidente de la branche du Parti populaire (PP) à Madrid, Esperanza Aguirre, en raison de l’implication présumée de son parti dans une affaire de corruption.

El Pais indique que cette démission intervient trois jours après les perquisitions effectuées par la Garde civile dans les locaux du PP à Madrid, ajoutant que la dirigeante conservatrice a expliqué sa décision par la gravité des faits attribués à la formation de droite.

De son côté, El Mundo écrit que la décision d’Aguirre était attendue par les membres du Parti populaire, notamment après l’ouverture d’une enquête judiciaire sur de possibles irrégularités dans la gestion des affaires financières de la formation régionale.

Son confrère La Razon souligne qu’en dépit de sa démission, Aguirre, qui a reconnu sa ‘responsabilité politique » face aux accusations contre son parti, a conservé son poste de porte-parole du Parti populaire de Madrid au sein de la municipalité de la capitale espagnole.

L’autre journal madrilène ABC relève que le président du Parti populaire, Mariano Rajoy, a exprimé son soutien à Aguirre, précisant que la direction du parti sera assurée par un comité de gestion provisoire avant de convoquer un congrès régional en vue d’élire un nouveau président.

En Outre-manche, la presse s’intéresse à la cérémonie de remise des prix de l’académie britannique des arts du cinéma et de la télévision (BAFTA 2016) et à la décision de la banque HSBC de maintenir son siège dans la capitale britannique.

Le quotidien Guardian revient sur les awards 2016 de la ‘British Academy of Films and Television Arts » (BAFTA), dominés cette année par le film ‘The Revenant » qui a remporté les prix du meilleur réalisateur (Alejandro Gonzalez Inarritu), du meilleur acteur (Leonardo DiCaprio) et du meilleur film.

‘The Revenant », qui a également remporté les trophées du meilleur son et de la meilleure cinématographie, s’est imposé dans la catégorie du meilleur réalisateur devant Adam McKay (The Big Short: le Casse du siècle), Steven Spielberg (Le Pont des Espions), Ridley Scott (Seul sur Mars) et Todd Haynes (Carol), souligne le journal.

Pour sa part, le Daily Mail s’intéresse aux prix Bafta 2016 dont le trophée de la meilleure actrice a été attribué Brie Larson, 26 ans, pour son rôle dans le film ‘Room ». Elle s’est imposée devant Cate Blanchett (Carol), Maggie Smith (The Lady in the Van), Saoirse Ronan (Brooklyn) et Alicia Vikander (The Danish Girl).

Quant au Financial Times, il met en avant la décision de la banque HSBC de maintenir son siège à Londres à l’issue d’une revue stratégique lancée l’an dernier sur fond de taxes en hausse et de régulations renforcées.

‘Londres est l’un des principaux centres financiers mondiaux et dispose d’un vaste vivier de talents internationaux, extrêmement qualifiés », a souligné HSBC dans un communiqué, cité par le journal.

Ce choix devrait soulager le quartier d’affaires de la City où grandit l’inquiétude au sujet d’une possible sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, indique le journal.

 

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