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La revue de presse quotidienne de l’Europe occidentale

La presse européenne consacre, ce mardi, ses manchettes à la crise entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, à la réforme constitutionnelle en France prévoyant notamment la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour actes de terrorisme et à la crise des réfugiés en Europe.

Le journal belge Le Soir réserve ses gros titres à la crise entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, en titrant à la une ‘Arabie Saoudite Iran : l’escalade inquiète ».

La crise entre les deux Etats s’étend ( ) Elle pourrait avoir des conséquences imprévisibles », s’alarme le quotidien, qui relève que cette crise ‘inquiète fortement les grandes puissances, qui craignent une escalade aux conséquences imprévisibles ».

Son confrère La Libre Belgique constate que ‘la rupture s’amplifie entre Riyad et Téhéran », notant que cette rupture diplomatique entre les deux pays ‘tombe au plus mauvais moment, Riyad et Téhéran ayant sans doute la clé de la paix en Syrie ».

En France, la presse quotidienne revient sur le débat suscité par le projet de réforme constitutionnelle qui prévoit notamment la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour actes de terrorisme.

‘Déchéance de nationalité : les binationaux amers », titre Le Monde qui rapporte que des Français détenteurs d’une double nationalité craignent que soit créée une sous-catégorie de citoyens.

La publication, qui a lancé un appel à témoignages, en particulier auprès de ceux nés français, souligne que les propos recueillis font apparaître des avis majoritairement opposés au projet d’extension de la déchéance, notant qu’indépendamment de l’adhésion ou non à la ligne défendue par le gouvernement, l’idée semble communément partagée que l’extension de la déchéance n’aura pas d’effet dissuasif.

‘Il apparaît que l’extension de la déchéance choque de nombreux binationaux parce qu’elle tend à créer une sous-catégorie de Français », estime le journal.

Pour sa part, Libération affirme qu’après les attentats du 13 novembre, la logique identitaire a pris le pas sur la défense des valeurs républicaines, faisant remarquer que la proposition d’inscrire, dans la Constitution, la possibilité de la déchéance de la nationalité pour les binationaux convaincus d’actes de terrorisme en est l’apogée.

‘Le système orthodoxe républicain ne cherche plus à réaffirmer haut et fort son corps doctrinal dans le but de renforcer sa cohésion. Il se contente de vouloir exclure », relève l’auteur de l’article, ajoutant que cette réponse s’inscrit dans une logique orthodoxe puisqu’elle souligne, symboliquement, l’importance des valeurs de la république en indiquant que leur respect est une condition sine qua non de l’appartenance nationale mais semble inverser les priorités habituelles des systèmes orthodoxes en préférant l’identité à l’idéologie qui la sous-tend.

La presse allemande s’intéresse, de son côté, à la décision de la Suède de durcir les contrôles sur ses frontières avec le Danemark pour contrer le flux des réfugiés.

Le journal Neue Osnabrücker Zeitung estime que cette décision est un ‘message clair », ajoutant que la conjoncture est favorable pour que l’Allemagne adresse des messages aux Suédois et aux Danois au sujet de la question des réfugiés.

Le Rheinische Post indique que la nouvelle année a mal commencé pour la chancelière allemande Angela Merkel en ce sens que les contrôles aux frontières ne sont pas dans l’intérêt de l’Allemagne, invitant Mme Merkel a convoquer un sommet européen extraordinaire autour de cette question dans les plus brefs délais pour dire à ses partenaires européens de choisir entre davantage de solidarité ou la fermeture par l’Allemagne, elle aussi, de ses frontières.

Pour le M?rkische Allgemeine, le contrôle systématique des frontières européennes est un coup dur porté à l’accord de Schengen et sape un des plus importants fondements de l’Union européenne d’où, insiste-il, la nécessité de trouver une solution européenne convenable garantissant une meilleure répartition des réfugiés dans l’espace européen.

En Outre-manche, l’attention de la presse est retenue par le nouveau « Jihadi John » qui a menacé la Grande-Bretagne et à l’affaire d’un Soudanais qui a obtenu l’asile au Royaume-Uni après avoir traversé à pied le tunnel sous la Manche.

Le Daily Telegraph publie la photo du jihadiste britannique d’origine indienne Siddhartha Dhar soupçonné d’être le « Jihadi John 2 » apparu cagoulé dans la nouvelle vidéo de Deach, menaçant la Grande-Bretagne avant l’exécution de cinq hommes accusés d’espionnage pour le Royaume-Uni et l’Occident.

Pour sa part, The Sun publie à la Une une photo montant Siddhartha Dhar avec un fusil dans une main et un nouveau-né dans l’autre après avoir rejoint les rangs de l’organisation terroriste Etat Islamique en Syrie.

Ce jihadiste britannique avait été arrêté à Londres en septembre dernier pour des activités terroristes, mais remis en liberté sous caution. Après sa libération, il s’est rendu immédiatement en Syrie d’où il a tweeté la photo qui le montre narguant les autorités britanniques, rappelle le journal.

Quant au Daily Mail, il revient sur l’affaire du Soudanais qui était parvenu à parcourir presque entièrement les 50 kilomètres du tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Abdul Rahman Haroun, 40 ans, qui avait été arrêté dans le Kent début août, près de la sortie du tunnel, a obtenu l’asile au Royaume-Uni.


Il devait comparaître lundi devant le tribunal de Canterbury (sud-est de l’Angleterre) pour obstruction à la circulation dans le tunnel, une infraction passible de deux ans de prison. Mais l’audience a été ajournée au 18 janvier, pour réétudier son dossier au vu de son nouveau statut de réfugié, souligne le journal.

Par ailleurs, le quotidien Independent, qui cite les conclusions d’une étude, rapporte que les grands patrons britanniques ont gagné mardi dernier, soit le deuxième jour de reprise du travail après le Nouvel An, plus que le salaire annuel britannique moyen, qui s’élève à 37.600 euros.

En Espagne, les principaux journaux reviennent sur la situation en Catalogne suite à la décision de la formation séparatiste Candidature d’union populaire (CUP) de ne pas soutenir l’investiture du président sortant Artur Mas pour un deuxième mandat.

Ainsi, El Pais indique que le leader de la CUP, Antonio Banos, a décidé de renoncer à son poste de député du parlement régional de la Catalogne pour esquiver de possibles pressions visant à forcer l’investiture de Mas.

Son confrère El Mundo, souligne qu’Oriol Junqueras, leader de Gauche républicaine, membre de la coalition Junts pel si, a appelé les parties à aller de l’avant dans les négociations afin d’éviter l’impasse politique et parvenir à un accord avec la CUP avant le 9 janvier.

Dans le même contexte, La Razon précise que le parti de Mas, Convergence démocratique, a refusé de désigner un nouveau candidat pour la présidence du gouvernement régional, relevant que la CUP a exprimé sa disposition à soutenir les candidats des autres formations souverainistes, dont Junqueras.

De son côté, ABC se fait l’écho des propos d’Artur Mas, qui a assuré qu’il ne compte pas céder devant le refus de la CUP, exprimant sa détermination à aller jusqu’au bout pour être investi comme président et former un nouveau gouvernement.

Les quotidiens helvétiques s’intéressent, quant à eux, au débat sur le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis après les multiples fusillades sanglantes survenues dans le pays.

« Après chaque attaque, l’espoir de durcir le contrôle des armes à feu renaît. Mais une fois l’émotion passée, le statu quo s’impose à nouveau », écrit Le Temps, affirmant que le président Barack Obama va cette fois agir sans le Congrès.

L’éditorialiste relève que les Républicains et quelques Démocrates restent réfractaires à tout renforcement de la législation et une partie d’entre eux demeure sous la coupe du puissant lobby des armes fort de cinq millions de membres. « Fin de l’immobilisme ? Difficile d’être catégorique, mais la dynamique a manifestement changé », note-t-il.

Un décret présidentiel risque d’avoir un impact limité sur le terrain s’il est contesté en justice par le lobby pro-armes, estime de son côté la Tribune de Genève, soulignant que l’efficacité du dispositif pourrait être difficile à mesurer si l’exécutif bascule dans des mains républicaines.

« Les fusillades hantent les Etats-Unis et la fin de mandat d’Obama », titre le +24Heures+ qui s’interroge sur l’utilité de « vouloir s’attaquer aux mythes fondateurs d’une démocratie fondée sur l’idée de responsabilité individuelle ».

En Italie, les quotidiens consacrent leurs Unes à la chute, lundi, des bourses chinoises et à l’impact ressenti en Europe et aux Etats-Unis où les places financières ont terminé en forte baisse pour leur première séance de 2016.

Sous le titre ‘la Chine fait plonger les bourses », le journal La Repubblica souligne que la chute des principales bourses occidentales a suivi celle des bourses chinoises, plus tôt dans la journée. Le recul a atteint 7 pc sur les places boursières de Shanghaï et de Shenzen, entraînant la suspension automatique des échanges une heure et demi avant l’heure de fermeture.

L’Europe, quant à elle, ‘a brûlé 264 milliards euros », alors que Wall Street a enregistré ‘le pire début d’année depuis 1932 », relève la publication qui rappelle que la bourse de Milan a terminé à -3,2 pc.

Corriere della Sera titre, pour sa part, ‘tempête chinoise sur les bourses globales », estimant que 2016 a ‘commencé mal » pour les bourses. Les opérateurs des bourses ne s’attendaient pas à ‘une baisse de cette proportion en ce début d’année », fait-il observer.

Le journal note qu’à l’instar des bourses européennes Wall Street a terminé sa première séance de l’année par un net recul, pénalisée également par un regain d’inquiétude quant à l’économie chinoise et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

IL Messaggero, qui s’attarde aussi sur ce thème, s’intéresse surtout à l’entrée de Ferrari à la Bourse de Milan, lundi, soit deux mois et demi après avoir été introduit à Wall Street, à New York.

Plusieurs figures du groupe italien, fondé en 1947 à Maranello, dans le nord de l’Italie, ont foulé le tapis rouge installé devant l’édifice de la bourse, décoré pour l’occasion. Sergio Marchionne, son président ainsi que le président du conseil italien Mattéo Renzi , en faisaient partie.

Ce dernier avait obtenu des dirigeants de Ferrari que le groupe soit également coté à la bourse de Milan, relève le journal.

 

 

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