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La Russie va approfondir l’enquête sur les cas de dopage

La Russie allait enquêter de manière approfondie sur les cas de dopage concernant les athlètes russes, a indiqué mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Si vous vous souvenez, il y a quelques mois le conseil présidentiel des sports a tenu une réunion à Sotchi, et le président a fait alors une déclaration, demandant clairement à nos responsables sportifs d’enquêter sur chaque cas concret, et de le faire de la manière la plus ouverte possible en coopération avec les structures internationales correspondantes », a déclaré M. Peskov.

« Nous sommes confiants que cette fois-ci il en sera de même », a dit M. Peskov, cité par des média russes, soulignant que les accusations ne devaient pas être étendues à tout le sport russe.

« La situation ne devrait pas être présentée d’une manière qui jette une ombre sur tout le sport russe, sur les belles réalisations de nos athlètes », a-t-il insisté.

M. Peskov a mis en garde contre les tentatives de politiser le sport pour la réalisation de certains objectifs, soulignant que ces tentatives « sont destructrices pour le sport, pour les sports internationaux et sont inacceptables et inexcusables . Mercredi, les médias ont rapporté que plusieurs athlètes russes auraient utilisé du meldonium.

La liste, outre la star du tennis Maria Sharapova, inclut la patineuse Yekaterina Bobrova, le cycliste Eduard Vorganov, le patineur de vitesse Pavel Kulizhnikov, les patineurs de short-track Semyon Yelistratov et Yekaterina Konstantinova, ainsi que le volleyeur Alexander Markin.

Principalement utilisé dans la prévention des infarctus, le meldonium est classé parmi les hormones et modulateurs métaboliques (groupe S4) depuis le 1er janvier 2016. L’AMA s’est rendu compte que ce produit était fréquemment utilisé par les sportifs à la faveur de tests effectués en 2015 par l’Institut de biochimie et le Centre de recherche préventive sur le dopage de Cologne.

Par ailleurs, l’inventeur du meldonium (également connu sous le Mildronate) Ivars Kalvins de l’Institut letton de la synthèse organique a expliqué, dans des déclaration mercredi, que la substance n’aidait pas les athlètes à être plus performant, mais visait à protéger leur santé.

« L’interdiction du médicament est un crime », a déclaré Kalvins, ajoutant que « nous sommes sûr qu’on va voir le taux de mortalité des athlètes professionnels après les compétitions grimper »

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