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La Turquie lance son offensive contre les forces kurdes en Syrie

Les choses s’accélèrent dans le nord de la Syrie. Après avoir commencé un bombardement mercredi après-midi sur les positions de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), des militaires turcs avec des supplétifs syriens ont pénétré dans la région dans le cadre d’une offensive lancée par Ankara, a déclaré le ministère turc de la Défense.

« Nos forces armées héroïques et l’Armée nationale syrienne ont commencé la phase terrestre de l’opération », a indiqué le ministère dans un communiqué. Le porte-parole d’un groupe de rebelles syriens participant à l’offensive a affirmé à l’Agence France-Presse que cette offensive terrestre avait commencé mercredi soir en direction de la ville de Tal Abyad, contrôlée par la milice des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord-est de la Syrie. Selon des médias turcs, des membres des forces spéciales turques et des blindés, appuyés par des combattants syriens, ont pénétré en Syrie en au moins trois points de la frontière.

La Turquie a lancé cette offensive contre les territoires situés à l’est de l’Euphrate des YPG, milice kurde soutenue par les pays occidentaux. L’aviation et l’artillerie turques menaient depuis mercredi après-midi des frappes contre les positions des YPG. Selon Ankara, l’objectif de cette nouvelle offensive, la troisième en trois ans, est de créer une « zone de sécurité » pour séparer les positions des YPG de la frontière turque et y reloger certains des près de quatre millions de Syriens réfugiés en Turquie.

D’après le quotidien turc Hürriyet, la Turquie envisage dans un premier temps de prendre le contrôle d’une bande de territoire à la frontière longue de 120 kilomètres et profonde d’une trentaine de kilomètres, allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn. « Les avions de guerre turcs ont commencé à mener des frappes aériennes sur des zones civiles, il y a une forte panique parmi les gens », a indiqué de son côté Mustafa Bali, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington.

Le Congrès américain va faire payer « très cher » à Erdogan

Le Congrès américain va faire payer « très cher » au président turc Recep Tayyip Erdogan son offensive en Syrie contre des forces kurdes alliées de Washington, a prévenu mercredi l’influent sénateur républicain Lindsey Graham. « Priez pour nos alliés kurdes qui ont été honteusement abandonnés par l’administration Trump », a-t-il écrit sur Twitter. « Je vais mener les efforts aux Congrès pour qu’Erdogan paie très cher », a ajouté celui qui est d’ordinaire un proche soutien du président Donald Trump.

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