La gauche marocaine a joué un rôle d’avant-garde dans la lutte contre l’injustice et la réaction au prix d’immenses sacrifices, mais aujourd’hui cette gauche traverse une crise sans précédent, a indiqué le premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar.
S’exprimant lors d’un colloque organisé samedi dernier à Rabat par la Fondation Al Machrouaâ pour la réflexion et la formation, Lachgar a relevé l’existence de plusieurs défis dont les plus importants sont l’adoption de lois organiques avancées et à même d’ouvrir la voie à plus de démocratie car il ne suffit pas d’avoir une Constitution avancée pour parler de démocratie.
Le deuxième défi qui s’impose à la gauche a été induit par l’échec de la politique publique sociale et de la politique économique qui a certes pu préserver les équilibres macroéconomiques, mais n’a pas pu libérer toutes les énergies de la production et réaliser le saut économique et industriel qualitatif nécessaire. L’autre défi avancé par le Premier secrétaire de l’USFP réside dans le modèle clientéliste de l’action politique copié du système des notables.
Pour faire face à ces défis, Driss Lachgar a appelé les forces de gauche à mobiliser leurs énergies, à s’éloigner des calculs étriqués, à couper court à l’hésitation, à mettre fin aux querelles et à s’abstenir de s’autoflageller.