La célébration de la Journée mondiale de la femme ne peut, décidément, passer inaperçue ou sous-silence par la junte masculine qui ne tient pas pour autant à jouer le rôle des « rabat-joie », ne serait-ce que le laps d’une manifestation dédiée annuellement à plus de la moitié des habitants de la planète.
Même en inaugurant, bon gré mal gré, les chrysanthèmes, le temps d’une Journée, les hommes ne peuvent, désormais, que s’incliner devant leurs congénères féminins, consentir et admettre les efforts et les sacrifices qui forcent le respect et l’admiration de leurs mères, sœurs, épouses et filles.
Tout au long de l’histoire, les femmes ont fait montre d’une volonté inébranlable et de longue haleine en vue de s’offrir une place sous le soleil et faire valoir leur droit inaliénable à la place qui leur échoit et à une vie digne du rang de celles qui « donnent la vie » et expriment leur consentement de vivre « pour le meilleur et pour le pire » avec ceux qui leur daignent jusqu’ici la légitimité à une égalité différentielle.
Nonobstant son caractère festif, la Journée mondiale de la femme, loin d’être une idylle éphémère ou une diatribe inquisitrice dénonçant l’ensemble des formes d’inégalité auxquelles sont exposées et confrontées au quotidien les femmes, revêt une importance cruciale, en ce sens qu’elle contribue au fil du temps à sensibiliser le commun des mortels aux combats qu’elles ne cessent de livrer afin de palier à une injustice et à des inégalités qui n’ont que trop duré.
» Au 21ème siècle, nous continuons toujours à dénoncer l’injustice dont est victime la femme. La réhabiliter dans ses droits en matière d’éducation, de formation et de promotion de sa situation ( ) sera d’un grand apport et d’un soutien inestimable pour l’homme qui, grâce à une mère instruite, sa progéniture pourra prétendre à une vie meilleure » , a déclaré à la MAP, O. Noureddine, directeur d’un établissement scolaire à Rabat.
En fait, depuis la consécration des droits de la femme marocaine par la Constitution de 2011 qui, plus est, garantit l’égalité des deux sexes, et bien avant par le Code de la famille, sa situation et son statut ne cessent de connaitre des avancées, malgré qu’ils soient qualifiés de » timides » par certaines d’Associations œuvrant dans ce domaine.
Autant dire que si certains Marocains estiment, à tort, que la mise en œuvre et la concrétisation des droits de la femme ne peuvent, néanmoins, se faire qu’en grignotant des leurs, il n’en demeure pas moins qu’ils commencent à prendre conscience de sa position sur des échiquiers qui ne relèveront plus de leur apanage exclusif à l’avenir.
Car, la non-participation de la femme à l’activité économique, à la vie sociale et culturelle, ainsi qu’à la croissance constitue un frein à une prospérité commune, y compris celle de la junte masculine qui n’a toujours pas pris l’initiative de proclamer une Journée mondiale de l’homme En attendant, excellente journée mesdames.