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Le chanteur de rock Cheikh Sidi Bémol à l’affiche de la 13ème édition de Timitar

Le chanteur de rock Cheikh Sidi Bémol prendra part au 13e Festival de Timitar, prévu du 13 au 16 juillet à Agadir, ont indiqué les organisateurs sur le site du festival.
Cheikh Sidi Bémol se produira, à la place Al Amal, en concert, aux côtés d’une quarantaine d’artistes en provenance d’Afrique, d’Europe et d’Amérique à l’image de la Marocaine Aicha Tachinwite et l’Egyptien Thamer Housny.
Le musicien Cheik Sidi Bémol, du nom du groupe de rock qu’il a formé en 1992, se distingue par son style alliant rock, gnawi, chaâbi et kabyle.
De son vrai nom Hocine Boukella, Sidi Bémol qui a entamé sa carrière dans les années 90, évoque dans ses chansons différents thèmes comme l’exil, le chômage, la pauvreté, la politique et l’émotion.
Ses chants s’abreuvent dans le patrimoine algérien dont il puise également ses musiques s’inspirant notamment du chaâbi et du gnawi.
Sa discographie comprend sept albums dont « Cheikh Sidi Bémol », son premier album sorti 1998, « El Bandi », Gourbi Rock ( 2007) et « Chants des marins kabyles » (2013).
Sidi Bemol a toujours eu cette particularité de savoir naviguer entre tradition et contemporanéité, c’est ce qui fait sa richesse, c’est ce qui enchante son public fidèle.
Musique d’aujourd’hui, forcément de par ses nouvelles compositions (Essala, Nekkni …), Sidi Bemol ne cessant de créer, d’écrire, de composer, d’observer le monde qui l’entoure. Mais aussi de par le choix des musiciens qui l’accompagnent, une jeune génération montante : Damien Fleau, Clement Janinet, Benoit Medrykowski, Maxime Fleau et Jean Rollet-Gérard, ayant quelques points en commun : être sorti de l’Ecole Didier Lockwood, être frère, ami, voguer sur plusieurs genres musicaux (jazz, world, électro, rock, musiques de films…)
Et puis, Sidi Bemol, le troubadour, l’explorateur du monde, qui continue d’esquisser un paysage musical aux sillons multiples, poussant toujours plus loin sa quête d’autres sources, l’amenant en Inde, en passant par la Turquie (Oylum), et les pays de l’Est (Viraj). Il dessine le croisement des chemins, qu’ils soient musicaux, culturels, spirituels. Le dénominateur commun est peint et dépeint : l’ouverture sur le monde… l’ouverture d’esprit…
Il parle aussi de ceux qui s’en remettent à une présence divine, à une croyance qui n’est pas uniquement et seulement religieuse, mais tout simplement… une façon d’aller chercher à l’intérieur de soi ce que l’on ne trouve pas à l’extérieur, car avant tout, on s’adresse à soi-même, afin de révéler les ressorts qui sont en nous.
Par de-là, les compositions, les écrits, la pensée, une voix profonde s’élève, la voix du coeur, celui de Hocine Boukella. Un homme, tout simplement, qui croit en l’amour : c’est fondamental, seul l’amour permet d’accepter les autres malgré leur différence, c’est la seule façon de vivre ensemble en paix.
« L’amour est mon guide quoi qu’il advienne.
Suivons la voie de l’amour, nous atteindrons la sérénité… » (Afya 1)
C’est là aussi le vrai message de Timitar, un festival qui se veut porteur d’une certaine teneur en paix et en amour, rassemblant les cultures et défiant les frontières pour instaurer un air de quiétude et de bien-être.

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