Le Conseil communal d’Agadir a indiqué que les nouvelles dispositions relatives au cahier de charges régissant l’espace public communal, de même que l’arrêté fiscal, visent à « instaurer la bonne gouvernance en matière d’exploitation du domaine public ».
Les nouvelles dispositions visent également à « unifier les engagements réciproques liant la commune et les exploitants des boutiques et kiosques au niveau de la ville » et à « renforcer l’immunité du domaine public appartenant à la mairie », indique le Conseil dans un communiqué.
Le Conseil souligne avoir évoqué, lors de sa session ordinaire, tenue récemment, les retombées et les réactions engendrées par ces décisions, dont certaines ont été provoquées par une interprétation hâtive et non objective, ajoutant qu’il demeure attaché à assurer la représentativité de l’ensemble des habitants d’Agadir, y compris les commerçants, et à défendre leurs intérêts.
S’agissant de la nouvelle disposition du cahier de charges qui régit la cession et la passation et qui oblige l’exploitant à demander l’accord de la commune, outre le paiement d’une somme variant d’une zone à l’autre, selon la superficie, le Conseil relève que cette mesure vise à généraliser les dispositions déjà approuvées dans le cadre de la justice fiscale.
Le grand défi qui nécessite la conjugaison des efforts est de permettre, selon la même source, aux services commerciaux de la commune de remplir pleinement leurs missions consistant à dynamiser l’activité commerciale et de services, tout en luttant contre les aspects rentiers qui ne servent qu’une catégorie de commerçants et d’exploitants.
À noter que le nouvel arrêté fiscal et les nouvelles dispositions relatives au cahier de charges régissant l’espace public communal, approuvés par le Conseil communal d’Agadir, lors de sa session extraordinaire de novembre, ont soulevé la grogne des commerçants du complexe « souk Al Had » et des restaurateurs de la ville ayant observé une grève mardi dernier.
