Le gouvernement marocain serait appelé, selon le Groupe de Travail sur la Palestine, à émettre un communiqué officiel afin de justifier son initiative de voter pour un israélien élu à la tête de la commission chargée des questions juridiques affiliée à l’assemblée générale de l’ONU.
En effet, et dans son communiqué du vendredi 24 juin 2016, le groupe demande au gouvernement des explications claires concernant les échos parus dans les médias affirmant que le Maroc était parmi les pays à avoir choisi l’entité sioniste pour cette fonction, considérant en même temps que cette action demeure « une haute trahison aux valeurs sûres de l’Etat et un soutien direct au terrorisme sioniste et à ses crimes permanents contre les palestiniens ».
Il a également sollicité de la société internationale de revenir sur cette décision la qualifiant de « scandaleuse » et précisant qu’elle « s’oppose à tous les principes internationaux relatifs au secteur juridique et aux droits de l’homme ».
Néanmoins, aucune réponse n’a été émise par le gouvernement pour reconnaître ou nier cette information.
Rappelons que l’ambassadeur israélien aux Nations Unies, Danny Danon, a été élu lundi 12 juin 2016, à la présidence de la commission de l’Assemblée générale de l’ONU chargée des questions juridiques après avoir obtenu 109 voix, contre 10 voix pour le représentant suédois et 4 voix pour la Grèce et l’Italie.
Notons aussi que, bien qu’en 2014, un projet de loi ait été suggéré par « l’Observatoire marocain pour la lutte contre la normalisation » incriminant toute forme de normalisation avec l’entité sioniste, il n’a toujours pas été présenté à la discussion au sein du parlement.
Jamal Khayr Eddine
