Sport

Le Hassania d’Agadir dans la tourmente

Subitement, la décision de limoger le coach de l’équipe tomba comme un couperet sur le cou de tous les fans de la formation. En fait, aucun autre entraîneur de l’équipe n’a suscité autant de polémiques au sein des milieux sportifs de la région. L’argentin qui vient d’être évincé de son poste, semblait jouir d’une grande affection auprès aussi bien des joueurs que du public. On croit bien savoir que le comité reprochait, sans doute à Gamoundi, son comportement «arrogant» à son égard et ses frictions avec la femme « forte » de la direction du club soussi. Or, il faut bien dire que les causes de l’éviction ne sont nullement d’ordre technique, mais purement extra-sportives, puisque, d’une part, le coach a bien donné ses preuves, à voir son bilan probant, mais d’autre part, les dirigeants en avaient ras-le-bol de la conduite jugée « révoltante » de l’albiceleste.

Mais, rien ne justifie cette lettre déplacée et « acerbe » que le comité avait adressée à l’intéressé désabusé pour lui signifier le licenciement. Quoiqu’il puisse arriver, on est censé se montrer moins ingrat et garder le geste du bon sens envers quelqu’un qui a, quant même, pu hisser le club fanion de la région du sud au summum de la scène nationale voire africaine. Une pincée de courtoisie aurait éviter tout ce boucan nocif dans la maison du Hassania. Mais, il paraît que ce remerciement brutal avait été «manipulé» par les malveillances tant internes qu’externes, révélées par certains faits bizarroïdes. D’abord, la réapparition brusque et inopportune du « problématique » M’hamed Fakhir, en pleine tourmente, sans aucune transition, comme si le remerciement était ficelé bien avant la finale de la coupe du trône perdue, visiblement à cause de cette atmosphère, envenimée. Ensuite le retour en force de la « secrétaire » qui avait constamment, une dent contre son ennemi juré, depuis déjà des lustres.

Aujourd’hui, les dés sont jetés. Un coach s’en va, mais laisse des séquelles profondes dans le corps de l’équipe locale, en nette  ascension, ces derniers temps. Le départ de l’argentin et surtout le retour «indésiré» de son successeur, commencent à mettre du feu dans la rue. Il est bien vrai que les décisions du comité sont souveraines, car c’est bien lui qui préside aux destinées de la formation du Souss. Cependant, il aurait mieux fait, à notre sens, de tâter le pouls de son multiple entourage dont les supporters occupent une place de choix, du fait de leur amour et leur dévouement manifestés sur tous les stades du royaume. Le Hassania n’est pas l’apanage d’une poignée de dirigeants, en dépit de tous les sacrifices qu’elle ne cesse de faire valoir au service du club. Mais, il appartient aussi à la mémoire collective de toute une communauté au sein de laquelle il incarne l’identité et la fierté de la région.

Saoudi El Amalki

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *