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Le Maroc depuis l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI: Repères

Dates-clés du Maroc depuis l’accession au trône du roi Mohammed VI en 1999.

Le 23 juillet 1999, Mohammed VI, âgé de 35 ans, succède officiellement au roi Hassan II, décédé le même jour après 38 ans de règne.

Le 30 juillet, le nouveau roi est intronisé et prononce son premier « discours du Trône », affirmant qu’il souhaite pouvoir « alléger le poids de la pauvreté » qui pèse sur la majorité de la population marocaine.

Les premiers actes de rupture sont spectaculaires pour les Marocains: le jeune monarque autorise le retour d’exil de l’opposant historique Abraham Serfaty et se sépare de Driss Basri, le tout-puissant ministre de l’Intérieur de son père, symbole à lui-seul des « années de plomb » (1960-1990).

Il entreprend un voyage dans la province berbère frondeuse du Rif, et ouvre la voie à l’indemnisation des prisonniers politiques.

Les élections législatives de septembre 2002 marquent une étape dans la démocratisation du pays, où les élections étaient largement manipulées. L’Union socialiste des forces populaires (USFP) du Premier ministre Abderrahmane Youssoufi est confirmée comme première formation politique et le Parti de la Justice et du développement (PJD, islamiste) devient la troisième force politique.

Le 16 mai 2003, Casablanca est secouée par cinq attentats suicide quasi simultanés qui font 45 morts, dont 12 kamikazes, et une centaine de blessés. La majorité des victimes sont de nationalité marocaine. Les attaques perpétrées dans le centre-ville de la capitale économique marocaine, visent l’hôtel Farah, la Casa Espana, un restaurant italien situé en face du consulat de Belgique ainsi que des cibles juives comme le Cercle de l’alliance israélite et un ancien cimetière juif.

Le 27 mai, le Parlement adopte une loi antiterroriste qui renforce considérablement les moyens légaux et policiers dans ce domaine. En avril 2004, Mohammed VI annonce des réformes religieuses afin de prémunir le pays contre l’extrémisme et le terrorisme.

Près de 8.000 islamistes sont arrêtés après les attentats.

Mais le 28 avril 2011, un attaque à la bombe à Marrakech, dans un café de la place Jamâa El-Fna, fait 17 morts, dont des touristes étrangers.

Le 20 février 2011, dans le sillage des Printemps arabes, début de manifestations de dizaines de milliers de jeunes, après l’appel pour un « Mouvement du 20 février », réclamant des réformes politiques, plus de démocratie et moins de corruption.

Le 1er juillet, les Marocains votent massivement pour le +oui+ au référendum sur la réforme constitutionnelle qui renforce les pouvoirs du Premier ministre et du Parlement tout en préservant la prééminence politique et religieuse du monarque.

Le 25 novembre, le PJD cantonné dans l’opposition depuis des décennies, remporte une large victoire aux législatives. En janvier 2012, son leader, Abdelilah Benkirane, est nommé par le roi au poste de chef de gouvernement.

En septembre 2015, les élections locales sont remportées au niveau régional par le PJD, principale composante de la coalition gouvernementale, et au niveau communal par le parti Authenticité et modernité (PAM, libéral, opposition).

Le 24 septembre 2016, la campagne pour les législatives du 7 octobre débute auMaroc. Une trentaine de partis doivent prendre part à ce scrutin qui s’annonce comme un duel serré entre le PJD et son grand rival du PAM.

 

 

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