La poursuite de l’essor économique du continent africain recèle trois grandes opportunités pour le Maroc, a indiqué le rapport de McKinsey Global Institute (MGI) rendu public lundi.
Concernant la première opportunité, le rapport intitulé « Les Lions en mouvement II – Réaliser le potentiel économique de l’Afrique » met l’accent sur l’accroissement des échanges intra-régionaux en tant que priorités pour le Maroc qui pourrait augmenter ses parts de marché à l’export, tant pour les biens que les services, du moment que le continent africain demeure dépendant aux importations.
Pour les services, le Maroc pourrait mettre à profit, par exemple, l’essor attendu des produits d’assurance-vie dont la collecte serait susceptible de progresser de 20 milliards de dollars d’ici à 2025, et les besoins de financement de projets, avoisinant les 150 milliards de dollars par an dans les infrastructures seules.
S’agissant de la deuxième opportunité, le rapport souligne que le Maroc devrait raffermir les liens économiques qu’il a commencé d’établir avec certains pays d’Afrique anglophone, en particulier le Nigeria et l’Afrique de l’Est.
Première économie d’Afrique, le Nigeria devrait générer, à lui seul, 15 % de la croissance des dépenses de consommation du continent d’ici à 2025, ainsi que 23% de la croissance des dépenses des entreprises, au moment où l’Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya, Rwanda et Tanzanie) devrait afficher un dynamisme comparable.
Pour ce qui de la troisième opportunité, le Maroc pourrait renforcer ses programmes de coopération technique, et apporter son expertise dans ces domaines prioritaires pour le continent, grâce à son modèle qui est cité à plusieurs reprises, notamment son expérience réussie d’attraction d’investissements, selon la même source.
Par-delà les turbulences économiques et monétaires liées à la chute des cours des matières premières et aux évolutions politiques, les économies africaines devraient continuer de croître à un rythme soutenu, tel est le principal enseignement de ce rapport, qui estime que l’Afrique devrait ainsi rester la deuxième région du monde en plus forte croissance d’ici la fin de la décennie.
Selon les prévisions, les dépenses des ménages et celles des entreprises devraient y progresser de 1600 milliards de dollars à horizon 2025.
