Les autorités marocaines viennent de donner leur feu vert à une association sahraouie portant le nom de « l’association sahraouie des victimes des violations flagrantes des droits de l’homme perpétrées par l’état marocain » d’exercer ses fonctions à Laayoune.
En effet, le président de l’association Brahim Dahane a rapporté à l’agence de presse espagnole « EFE » qu’ils ont eu l’accord des autorités marocaines et qu’ils ont ouvert un cabinet avec enseigne portant le nom de l’association mentionné en arabe et en espagnol.
Par ailleurs, cette décision non divulguée par le Ministère de l’Intérieur s’avère singulière et unique dans l’historique du différend sur le Sahara puisque ladite association porte des projets totalement opposés à l’intégrité territoriale du Maroc, conformément aux intentions du Polisario.
Cette instance sahraouie qui a vu le jour en 2005, a reçu un accord verbal au mois d’avril et a commencé à exercer officiellement le 7 mai 2016. La cérémonie d’ouverture a rassemblé 51 membres du conseil administratif dont le chef affirme que l’association n’a jamais été sujette à des embêtements ni à des contrariétés de la part de l’administration marocaine. La représentation sahraouie a même émis un communiqué déclarant que les autorités marocaines ont exercé des pressions pour qu’elle ne dévoile guère les témoignages des victimes de guerre et des crimes contre l’humanité et ne fasse plus parvenir leurs voix aux instances internationales concernées.
De l’autre part, les autorités marocaines gardent toujours le silence et s’interdisent de commenter cette nouvelle.
Jamal Khayr Eddine
