Politique

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud compte sanctionner ses membres ayant voté en faveur de Boudra

L’élection, vendredi dernier, du président de l’Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC), maire de la ville d’Al Hoceïma, Mohamed Boudra, à la tête de l’organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU-Monde) ne passe pas en Afrique du Sud. Mardi, le secrétaire général du Congrès national africain (ANC), parti politique au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994, s’est prononcé contre la candidature du Maroc, se soulevant contre ses membres ayant soutenu le royaume ou voter pour Mohamed Boudra.

Dans une déclaration relayée par le média sud-africain Sowetan Live, Ace Magashule a déclaré que les maires sud-africains, participant au congrès de CGLU et qui ont agi à l’encontre de ses «instructions de rejeter la candidature du Maroc, seront «sanctionnés».

«Ces membres de l’ANC l’ont fait malgré les instructions du secrétaire général de l’ANC, qui est le gardien administratif et le garant des résolutions de la conférence nationale (du parti) et des positions politiques de l’ANC», a-t-il rappelé dans un communiqué adressé aux médias sud-africains.

Selon la même source, les instructions données par le secrétaire général de l’ANC ont été appuyées par des instructions analogues émanant du Comité exécutif national pour les relations internationales. «Par la présente, l’ANC prend formellement ses distances par rapport aux actions indisciplinées de certains membres de notre organisation, qui ont agi sans aucun mandat de l’ANC», a-t-il ajouté.

Vendredi à Durban, le maire d’Al Hoceima Mohamed Boudra a été choisi pour occuper le strapontin du nouveau président de CGLU, qui regroupe des villes, des gouvernements locaux et régionaux et des associations municipales à travers le monde, après le retrait du candidat russe Ilsur Metshin.

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