Le Portugal a demandé une réunion d’urgence avec les autorités espagnoles au sujet de la construction d’un dépôt pour les déchets nucléaires à Almaraz pour s’assurer du respect des règles de sécurité, a indiqué mardi le ministre de l’Environnement Joao Matos Fernandes.
« Le gouvernement portugais va intervenir pour s’assurer du respect scrupuleux de toutes les règles de sécurité », tout en respectant la souveraineté de l’Espagne en matière de politique énergétique, a assuré M. Fernandes devant la Commission parlementaire de l’environnement.
Dans son intervention relayée par l’agence LUSA, le ministre a affirmé que Lisbonne mettra l’accent auprès du royaume voisin sur les droits qu’il détient pour discuter de ce projet, rappelant que les directives communautaires exigent la réalisation d’une évaluation de l’impact environnemental avant la construction de nouvelles installations.
La position de Joao Matos Fernandes intervient suite à la décision annoncée par le Conseil de sécurité nucléaire espagnol (CSN) de donner un avis favorable à la mise en place d’une installation pour le stockage des déchets nucléaires, ce qui indique que la Centrale d’Almaraz pourrait rester active au-delà de sa licence actuelle.
Cet avis positif pour la construction de la décharge est le nouvel élément que le ministre portugais a évoqué pour formuler une demande par la voie diplomatique d’une réunion d’urgence avec les autorités espagnoles.
L’association environnementale Quercus avait qualifié d’ »inacceptable » la décision prise par le Conseil de sécurité nucléaire espagnol qui a donné son aval pour la construction de ce dépôt à Almaraz, en Extrémadure, appelant à une intervention immédiate du gouvernement portugais.
Dans un communiqué, l’ONG environnementale avait expliqué que la décision du CSN « est inadmissible du moment qu’elle ouvre la porte à une nouvelle prolongation de la durée de vie de la centrale nucléaire d’Almaraz qui devait être fermée en 2010 ».
