Abdelilah Benkirane n’a pas fait pas d’étincelles aux élections du président du Mouvement unicité et réforme (MUR), qui ont eu lieu samedi à Rabat, et est arrivé dernier avec 110 voix sur une liste de cinq candidats.
Une défaite cuisante pour Benkirane qui espérait revenir aux devants de la scène politique par le biais de ce mouvement qu’il a lui-même fondé, s’accorde à dire la presse parue ce lundi faisant savoir que Benkirane, ainsi que des dirigeants d’Al Adl Wal Ihssane, ont été interdits de parole lors de la séance d’ouverture du congrès.
C’est son concurrent Abderrahim Chikhi qui a été reconduit pour un deuxième mandat au terme du 6e congrès du mouvement, bras idéologique d PJD, en obtenant 457 voix.
L’autre perdant de ce scrutin n’est autre qu’Ahmed Raïssouni, arrivé en quatrième position avec 265 voix. Quant à Mohammed El Hamdaoui, il s’est contenté de la troisième avec 279 voix.
Un désaveu pour les deux anciens présidents du mouvement. Raïssouni a payé son éloignement du mouvement, ses connexions avec le Qatar et le mouvement des frères musulmans et El Hamdaoui a fait les frais de son soutien inconditionnel et sans faille à Benkirane et sa « politisation » du MUR durant son mandat.
