Les autorités sanitaires britanniques ont donné leur feu vert au groupe pharmaceutique AstraZeneca et l’université d’Oxford pour reprendre leur essais cliniques du vaccin anti-Covid-19.
« Les essais cliniques du vaccin d’AstraZeneca contre le coronavirus ont repris au Royaume-Uni après que l’Autorité de réglementation sanitaire des médicaments (MHRA) a confirmé qu’il ne présentait pas de danger », a indiqué le groupe pharmaceutique dans un communiqué.
La suspension des essais avait été décidée mercredi après l’apparition d’une « maladie potentiellement inexpliquée » -peut-être un effet secondaire grave- chez un participant au Royaume-Uni, mais ne rendait pas pour autant impossible d’obtenir « un vaccin d’ici la fin de l’année » ou « le début de l’année prochaine », a précisé le groupe.
Un comité indépendant avait alors été mis en place pour évaluer les risques liés au vaccin. Ce comité « a terminé son enquête et a indiqué à la MHRA qu’il était sans danger que les essais recommencent au Royaume-Uni », a déclaré AstraZeneca.
L’université d’Oxford a de son côté confirmé dans un communiqué distinct, la reprise des essais, soulignant que « dans des tests de grande ampleur comme celui-ci, on s’attend à ce que certains participants soient malades ».
« Chaque cas doit être soigneusement évalué pour garantir une évaluation minutieuse de la sécurité », a ajouté l’université.
Le vaccin développé par AstraZeneca et l’université britannique d’Oxford est l’un des projets occidentaux les plus avancés, testé sur des dizaines de milliers de volontaires au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et, depuis le 31 août, aux États-Unis, dans ce qu’on appelle la phase 3 des essais, la dernière, devant vérifier la « sécurité » et « l’efficacité » du vaccin.